Le groupe anversois Sipef, spécialisé dans la plantation de palmiers, a enregistré d’excellents résultats au troisième trimestre.
La production de fruits de palmier atteint 417.223 tonnes au troisième trimestre, soit une augmentation de 17,3% par rapport au troisième trimestre de l’année dernière. En incluant les 77.641 tonnes de fruits achetés à des tiers (+32,8%), on constate une augmentation de 19,9% pour atteindre 494.863 tonnes.
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Fruits de palmier
Sur ce chiffre, l’Indonésie a représenté 349.116 tonnes (+10,8%). La Papouasie-Nouvelle-Guinée a connu une forte croissance de 49,5% pour atteindre 145.748 tonnes. Cette dernière augmentation est due à la reprise accélérée des plantations après l’éruption volcanique près de Hargy Oil Palms en novembre 2023.
En Indonésie, les plantations de Tolan Tiga, dans le nord de Sumatra, ont enregistré une croissance de 2,6% de la production de fruits, pour atteindre 89.036 tonnes (+3,6 % sur les neuf premiers mois de l’année, vs. la même période en 2024). Le groupe UMW a connu une croissance de 0,2%, pour atteindre 53.631 tonnes (-0,1% sur les neuf premiers mois).
À Bengkulu (Agru Muko), la production a augmenté de 9,9% pour atteindre 98.943 tonnes. Sur les trois premiers trimestres, la hausse est de 13,4%, à 286.630 tonnes. Cela en partie grâce à des précipitations favorables. Dans la région en pleine croissance du sud de Sumatra, la production a augmenté de 26,4% pour atteindre 85.547 tonnes (+28,6% sur les neuf premiers mois de l’année, 226.897 tonnes).
Au niveau du groupe, la production propre a augmenté de 13,2% sur les neuf premiers mois pour atteindre 1,14 million de tonnes et, en incluant les fruits achetés, de 14,8% pour atteindre 1,38 million de tonnes (+13,1% en Indonésie et +18,7% en Papouasie-Nouvelle-Guinée).
Huile de palme
Comme moins de fruits ont été vendus à des tiers, les quantités transformées dans les moulins à huile ont augmenté de 21,6% au troisième trimestre (16,9% sur les neuf premiers mois).
Le taux d’extraction, c’est-à-dire la quantité d’huile de palme que les moulins de transformation obtiennent à partir d’une tonne de fruits, détermine la production finale d’huile de palme. Ce taux fluctue en fonction de la qualité et du poids des fruits ainsi que de la rentabilité des moulins (soutenue par des projets d’amélioration). Grâce à une combinaison favorable de ces deux éléments, le taux a augmenté de 120 points de base, soit de 5,35%, au troisième trimestre, pour atteindre 23,8%. Sur les neuf premiers mois de l’année, il a augmenté de 100 points de base, soit 4,35%, pour atteindre 23,7%.
La production d’huile de palme a augmenté de 28,1% sur le troisième trimestre, pour atteindre 117.565 tonnes, dont 81.398 tonnes en Indonésie (+17,4 %) et 36.167 tonnes en Papouasie-Nouvelle-Guinée (+61,2 %). Sur les trois premiers triestres de 2025, la croissance est de 22,2%, à 325.624 tonnes. Le groupe a confirmé que, sans conditions météorologiques exceptionnelles, il était en bonne voie pour atteindre une production annuelle record d’environ 430.000 tonnes. L’année dernière, le chiffre s’est arrêté à 362.404 tonnes, soit 7,4 % de moins qu’en 2023.
Prix et prévisions
Dans le même temps, le prix de l’huile de palme reste à un niveau attractif, soutenu par une utilisation (prévue) croissante dans le biodiesel (en Indonésie, aux États-Unis et au Brésil), et ce malgré de nombreuses incertitudes géopolitiques et la mise en œuvre du règlement européen sur la déforestation.
À ce jour, Sipef a vendu 84% du volume annuel prévu à un prix moyen de 961 dollars la tonne, contre 82% à 854 dollars l’année dernière. En août, le résultat net récurrent prévu avait déjà été revu à la hausse : la direction s’attendait à battre le record de 2022 (108,2 millions), cette année. Aujourd’hui, elle table sur une fourchette de bénéfices encore plus élevée, comprise entre 115 et 125 millions de dollars. Les perspectives pour les années à venir sont particulièrement favorables. Sur la base du cycle d’investissement presque achevé et d’une superficie de 90.000 hectares, la production pourrait atteindre environ 500.000 tonnes en 2026, puis 600.000 tonnes à partir de 2029/2030.
Conclusion
Après la mise à jour trimestrielle, l’action de Sipef, qui n’a aucune dette, a dépassé pour la première fois les 80 euros. Les perspectives de croissance sont excellentes et la valorisation reste attractive, proche de la valeur comptable, à 8,5 fois le bénéfice annuel attendu et environ 10.000 dollars par hectare. Nous visons un dividende brut d’au moins 3 euros pour 2025, avec un potentiel de hausse dans les années à venir.
Recommandation : acheter
Risque : moyen
Notation : 1B
Cours : 80 euros
Ticker : SIP BB
Code ISIN : BE0003898187
Marché : Euronext Bruxelles
Capitalisation boursière : 827,3 millions d’euros
Ratio C/B en 2024 : 13,4
Ratio C/B prévu pour 2025 : 8,5
Perf. cours sur 12 mois : +50%
Perf. cours depuis le début de l’année : +45%
Rendement du dividende : 2,6%