Un nouveau sondage de BlackRock fait le point sur les investissements des Belges : pourquoi placent-ils leur argent ? S’y prennent-ils bien ? Combien sont-ils à choisir les ETF, et pour quelles raisons ?
Il y a différentes raisons qui peuvent pousser quelqu’un à investir. En Belgique, la première raison qui a motivé les gens à commencer à investir, en 2025, était d’avoir plus de rendement que sur leur compte d’épargne. C’est ce que montre la nouvelle étude de BlackRock et YouGov, faite à travers toute l’Europe et intitulée “People and Money” : 44% des Belges mettent en avant cette raison.
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Pourquoi les Belges investissent ?
Ensuite, les conseils d’un professionnel sont mis en avant par 26% des investisseurs belges, et les encouragements de la famille et des amis par 14%.
Pour les plus jeunes, les investisseurs âgés de 18 à 24 et 25 à 34 ans, c’est aussi la Fomo qui joue. C’est-à-dire la peur de rater une opportunité. 26% de ces investisseurs la mettent en avant, contre seulement 12% parmi les investisseurs de plus de 35 ans. Cette Fomo est notamment transmise par des contacts entre pairs.
“Il y a une prise de conscience importante, que l’épargne à elle seule ne suffit pas à se construire un bien-être financier à terme. De plus en plus de personnes choisissent d’investir”, nous explique Jérôme Folcque, directeur de la division Wealth chez BlackRock pour la Belgique et le Luxembourg. Il constate ainsi des tendances positives, “mais il y a toujours un besoin d’éducation financière pour convaincre le reste de la population que les investissements sont un élément important de la construction de son bien-être et son avenir financier.”
Comment être un bon investisseur ?
Les investisseurs ont aussi répondu à la question de “comment être un bon investisseur”. 49% d’entre eux indiquent que pour cela, il faut rester calme face aux fluctuations du marché. 43% estiment que la diversification est importante pour réussir.
Les personnes qui n’investissent pas encore ont aussi répondu à cette question. Pour elles, les deux premiers arguments sont le fait de mettre de l’argent de côté de manière régulière, et le fait de comprendre les risques liés à l’investissement. “Ceci nous montre l’importance de l’éducation financière et d’un plan d’investissement régulier”, commente Jérôme Folcque.
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Investissements en ETF
En 2025, le nombre d’investisseurs a encore augmenté, en Belgique. C’est particulièrement vrai pour les investisseurs en ETF. Ils sont aujourd’hui 800.000, soit 43% de plus qu’en 2022. Environ 25% des investisseurs Belges détiennent des ETF, ce qui place la Belgique dans la catégorie des pays où l’adoption est modérée. Elle est par exemple plus rapide en Allemagne ou aux Pays-Bas, mais plus lente au Royaume-Uni.
En Europe, il y a ainsi 117 millions d’investisseurs, soit 15 millions de plus qu’il y a trois ans. Un Européen sur trois environ place donc son argent. Parmi eux, près de 33 millions d’Européens investissent dans les ETF – un chiffre qui a augmenté de 69% en trois ans. C’est le troisième instrument le plus détenu en Europe.
En Belgique, mais aussi ailleurs en Europe, une bonne partie des investisseurs en ETF sont des personnes qui commencent à investir. C’est ainsi chez les 25-44 ans que la croissance est forte : +94%. Le nombre d’investisseurs en ETF issus de cette génération a donc quasi doublé en trois ans. Les investisseuses belges aussi portent la croissance : le nombre de femmes qui investissent dans des ETF est en hausse de 58%. Près de 2 investisseurs belges en ETF ont aujourd’hui moins de 35 ans.
Pourquoi les ETF ?
Les investisseurs belges indiquent aussi pourquoi ils ont choisi d’investir dans les ETF. Ils soulignent la diversification (42 %), le fait que ces fonds constituent un bon moyen pour se lancer, accessible facilement (38 %), le potentiel de rendement supérieur à celui de l’épargne (36%), les frais réduits (36%) et la facilité d’achat et de vente (36%). Le fait de pouvoir instaurer un investissement automatique (tous les mois par exemple) est également un argument important.
“Il y a une croissance qui se matérialise et qui s’accélère, avec une des réflexes de diversification importants. Et avec des investissements qui sont faits dans le temps et pas en une seule fois, de manière à aussi tester la volatilité des marchés. Donc, oui, il y a des éléments qui sont extrêmement positifs. Cette dynamique ne devrait que s’accélérer”, analyse Jérôme Folcque.
Pour 2026, il devrait ainsi y avoir 8,7 millions de nouveaux investisseurs, dont 41% seraient des primo-investisseurs et la majorité âgés de moins de 44 ans.
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