2026, l’année des changements pour le chômage

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Muriel Lefevre
Muriel Lefevre Journaliste multimédias

C’est sans doute la réforme fédérale qui aura fait couler le plus d’encre – et peut-être aussi des gouttes de sueur. À partir de 2026, les allocations de chômage connaîtront une refonte majeure, avec à la clé l’exclusion de milliers de Belges du système.

Dès le 1er janvier 2026, la limitation des allocations de chômage dans le temps (deux ans) commencera à produire ses premiers effets. Environ 28.000 chômeurs de longue durée perdront leur droit aux allocations ce mois-là, suivis de 43.000 autres au 1er mars et 47.000 de plus au 1er avril. Au total, près de 120.000 personnes se verront exclues dans les quatre premiers mois, sur un total estimé à 180.000 en un an et demi.

Un impact majeur sur les communes

Les 100 communes les plus touchées se trouvent toutes en Wallonie ou à Bruxelles. Liège, Charleroi, Seraing, Verviers figurent en tête de liste. Au total, la Wallonie concentre près de la moitié (46%) des futurs exclus du pays (88.561 personnes sur 193.904). En Wallonie, un tiers des exclus (33 %) sont isolés, c’est-à-dire sans aucun revenu complémentaire potentiel d’un membre du ménage. On compte aussi 28 % de chefs de ménage et 39 % de cohabitants.

À Bruxelles, certaines communes verront plus de 4 % de leur population privée d’allocations. Saint-Josse, Molenbeek, Saint-Gilles et Schaerbeek sont particulièrement touchées.

La réforme du chômage devrait renforcer  “légèrement” l’emploi en Wallonie dès 2026. Mais l’effet positif sera annulé par une baisse de la productivité et un tassement du pouvoir d’achat. La réforme renforcera l’activité, mais au prix d’une économie qui gagnera en quantité de travail ce qu’elle perdra en efficacité.

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