Grève au TEC : neuf jours de paralysie et aucune reprise avant jeudi

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Jennifer Mertens

Neuf jours. Cela fait neuf jours que le TEC a entamé la grève. Contrairement à la SNCB, les bus au sud du pays ne se sont pas remis à rouler, bloquant par la même occasion des milliers de personnes. Une situation qui devrait rester inchangée jusqu’à jeudi inclus.

La circulation des bus est encore aujourd’hui perturbée, ce mercredi matin, en Wallonie, en raison de la grève sur le réseau du TEC. La situation est similaire à celle de la veille sur la majeure partie du réseau.

  • À Liège-Verviers, 113 lignes sont à l’arrêt, dont le tram et le Busway 2 de la Cité ardente.
  • À Charleroi, seuls les bus des lignes 99, 108, 109a, 132c, 136c, 156a, 365a, 366, E109, E110 et Rbus circulent normalement.
  • Dans le Hainaut, 35 lignes sont perturbées ou limitées en raison du blocage de plusieurs dépôts. Seules 17 lignes circulent normalement.
  • À Namur, là aussi, le blocage de certains dépôts perturbe fortement la circulation des bus.
  • Dans le Brabant wallon, le trafic reste fortement perturbé sur le réseau en raison, là aussi, du blocage d’entrepôts.
  • Dans la province de Luxembourg, de légères perturbations sont à craindre.

Une situation compliquée pour les navetteurs, qui se prolongera jusqu’à jeudi, mais pourrait s’étendre.

Les navetteurs sont invités à consulter le site letec.be et l’application LETEC pour connaitre l’état de leur ligne et les horaires. Ces outils sont mis à jour tout au long de la journée.

Des discussions sont prévues

Cette grève vise à montrer le désaccord, en front commun des syndicats, vis-à-vis des mesures d’économie demandées par le gouvernement wallon à l’Opérateur de transport de Wallonie – qui chapeaute le TEC – dans le cadre de la révision du contrat de service public.

Les syndicats dénoncent la volonté de revenir sur des acquis obtenus il y a plusieurs années déjà – et qui ont été octroyés en lieu et place d’augmentations salariales – et de faire des économies « sur le dos des travailleurs ».

Une réunion entre le ministre de la Mobilité, François Desquesnes (Les Engagés), les dirigeants du TEC et les syndicats est prévue jeudi à 15 h 30.

Pas de service minimum… pour l’instant

À l’inverse de la SNCB, le réseau du TEC ne propose pas de service minimum en cas de grève – qu’elle soit prévue de longue date ou « sauvage ». Ce qui impacte, bien évidemment, fortement les navetteurs.

L’introduction d’un service minimum est pourtant à l’étude au sein du gouvernement. De fait, la note d’orientation du futur contrat de gestion, adoptée en décembre par le gouvernement wallon, prévoit l’instauration, d’ici deux ans, d’un service minimum en cas de grève, tout en maintenant le droit de grève.

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