Le Salon de l’Auto de Bruxelles multiplie les premières mondiales et européennes

Le Salon de l’Auto de Bruxelles, c'est du 10 au18 janvier au Heysel. © DR
Robert Van Apeldoorn
Robert Van Apeldoorn Journaliste Trends-Tendances

Le Brussels Motor Show 2026 a ouvert ses portes, plus international que jamais. Il vise surtout à relancer les ventes sur un marché en recul de 7,5% en 2025. Et à faire rêver, avec quelques concept cars.  

Le Salon de l’Auto de Bruxelles s’ouvre au grand public ce samedi 10 janvier, jusqu’au 18 janvier, au Heysel. Il compte un nombre élevé de premières mondiales ou européennes, car il n’y a plus guère de Salon en Europe. Bruxelles est devenu, par élimination, le Salon le plus international d’Europe, avec plus de marques que celles présentes au Salon de Paris (Mondial) ou de Munich.

Les premières

Peugeot y a présenté la nouvelle 408, Renault, la nouvelle Twingo à moins de 20.000 euros, une nouvelle Opel Astra, un SUV électrique Mazda, le C-6e,  Kia, un petit SUV, l’EV2, électrique, sous les 30.000 euros, ou la Mercedes GLB.

Malgré ces airs internationaux, le Salon de Bruxelles reste avant tout un événement belge orienté vers le grand public, comme il l’a toujours été. Il vise les 300.000 visiteurs, mais est surtout là pour vendre. Ce sont les commandes de janvier, en concessions, qui sont les résultats attendus.

Le secteur est particulièrement anxieux car 2025 a été une année difficile, avec un recul des immatriculations de -7,5%, pour arriver à 417.000 voitures. Une baisse due aux voitures de sociétés. Seules les immatriculations des particuliers augmentent (+2%), surtout en Wallonie.

Attirer les particuliers

Les marques font donc des efforts pour attirer cette clientèle qui est revenue à l’achat. Les « conditions Salon » visent à faire craquer les visiteurs, dans une ambiance rutilante, avec des centaines de modèles sous les projecteurs des stands. Les électriques sont présentes en masse, mais beaucoup de voitures sont hybrides, ce qui plaît aux acheteurs privés.

Pour faire rêver les visiteurs, quelques constructeurs montrent des concept cars, comme Citroën et son étonnant ELO, un monospace réinventé, l’Hipster de Dacia, une électrique ultra compacte très cubique. Ou encore Audi, et le Concept C, qui illustre l’évolution du design de la marque.

Même BMW, surtout orienté vers les voitures de société, met le paquet pour les acheteurs privés. Le stand arbore une série limitée, dont une Série 1 à partir de 27.950 euros (écrit en grand sur la voiture). « On n’a jamais vu ça » souligne Alexander Wehr, CEO de BMW Belux. Le même stand présente la nouvelle génération de voiture électrique de la marque, avec la iX3, proposant une autonomie de plus de 800 km. Là, pas de série spéciale : le modèle est proposé à partir de 69.900 euros.

Un palais pour D’Ieteren

Hormis quelques constructeurs comme Volvo ou Ferrari, quasi toutes les marques sont présentes. Stellantis occupe une moitié du Palais 5, Renault, plus d’un quart. D’Ieteren, l’importateur des marques du groupe VW, a pris un palais entier (le 11), avec toutes ses marques, y compris les modèles de luxe (Bentley, Bugatti, Lamborghini, Rimac et Maserati), les vélos Lucien et les minivoitures Microlino.

Et les marques chinoises ? 

Les Chinois sont encore plus présents qu’en 2025, avec BYD, MG, Xpeng, Leapmotor, Jaecoo / Omoda, Nio, Firefly. Ils proposent beaucoup d’électriques à des tarifs compétitifs, mais certaines marques, comme BYD, Jaecoo ou MG, multiplient les hybrides. BYD a présenté, en première européenne, un petit SUV Atto2 hybride à moins de 25.000 euros. 

Quelques marques sont récentes sur le marché belge, comme Xpeng, qui mise sur l’électrique, ou Nio, idem en premium, et Firefly, une astucieuse petite auto à batterie.

Le Salon comprend également, grande nouveauté depuis le covid,  un Salon de la Moto.

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