Charles Michel parmi les "maîtres du monde" du discret groupe Bilderberg

09/06/15 à 14:27 - Mise à jour à 14:27

Source: Belga

Le groupe Bilderberg, que certains appellent le "vrai gouvernement du monde", rassemble chaque année à huis clos une partie du gratin mondial de la politique, du patronat et du savoir. Il se réunira de jeudi à dimanche dans un village autrichien, ont annoncé lundi les organisateurs.

Charles Michel parmi les "maîtres du monde" du discret groupe Bilderberg

L'hôtel Suvretta, à Saint-Moritz, a accueilli le groupe Bilderberg en 2011. © Reuters

Le groupe, dont l'objectif affiché est de "promouvoir le dialogue entre Europe et l'Amérique du Nord", confirme la présence de 140 participants issus de 22 pays à sa 63e conférence, qui se tiendra à Telfs-Buchen, près d'Innsbruck (ouest).

Parmi ces "maîtres du monde" invités, figurent entre autres des politiques comme le Premier ministre belge Charles Michel ou encore Karel de Gucht, ainsi que le ministre néerlandais des Finances Jeroen Dijsselbloem, patron de l'Eurogroupe, le président autrichien Heinz Fischer et le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg.

Laurence Boone, la conseillère économique du président français François Hollande, est au rang des Français invités, à l'instar notamment du patron de Michelin Jean-Dominique Sénard, du maire de Bordeaux et futur candidat aux primaires de la droite Alain Juppé, ou de l'universitaire spécialiste du monde arabe Gilles Kepel.

C'est aussi un Français, le patron de l'assureur Axa Henri de Castries, qui préside le groupe Bilderberg.

Théories du complot

Ce "Davos en plus fermé" est né en 1954 dans un hôtel portant ce nom aux Pays-Bas. Son existence suscite une multitude de théories conspirationnistes, longtemps alimentées par l'absence totale de communication autour des réunions. Celles-ci se déroulent sans ordre du jour et ne font l'objet d'aucune déclaration publique.

A en croire les conspirationnistes, ce cercle, fondé par un prince hollandais et un milliardaire américain pour endiguer le communisme, serait le "vrai gouvernement du monde".

D'autres détracteurs reprochent à ce cénacle de défendre une mondialisation ultra-libérale.

Les thèmes retenus cette année tournent largement autour de la sécurité, des technologies de l'information et des grands dossiers géopolitiques en cours.

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