Pourquoi Uber n'est pas près de s'imposer au Japon

09/07/15 à 14:42 - Mise à jour à 14:42

Au pays du Soleil Levant, point de guerre entre les taxis et Uber. Et pour cause, l'appli qui vaut des milliards ne sert là-bas qu'à... réserver des taxis. La faute à un environnement spécifique dont certains devraient peut-être s'inspirer.

Pourquoi Uber n'est pas près de s'imposer au Japon

© Reuters

À l'inverse de leurs confrères du monde entier, les chauffeurs de taxi de l'Archipel japonais ne redoutent pas Uber, c'est même à peine s'ils connaissent la killer app, explique le site français Challenges.fr. En effet, la start-up californienne, qui a au Japon le statut d'agent de voyages, ne sert là-bas qu'à réserver des véhicules avec chauffeur ou des taxis. Comment cela se peut-il, alors que partout où Uber s'est implantée, elle a fracassé législation et concurrence ?

Une première partie de l'explication est à rechercher dans la législation japonaise. D'abord, obtenir une licence de taximan au Japon est facile et gratuit. Et puis, les autorités se sont dès le début montrées très strictes avec la start-up. Lorsqu'Uber a lancé une série de tests, celles-ci ne l'ont pas laissé faire. "Cette expérience était illégale pour trois raisons: les conducteurs n'avaient pas de licence de taxi, ils n'avaient qu'une assurance ordinaire, et enfin le signataire du contrat se trouvait hors du Japon, ce qui rendait compliquées les poursuites en cas de litige" explique Hidetaka Sakai, de la division "transport routier" au ministère des Transports, à Challenges.fr.

Le reste de l'explication réside dans la qualité du service proposé par les taxis japonais. L'offre allie quantité (358.000 véhicules, 50.000 rien qu'à Tokyo) et qualité: courtoisie exemplaire, portent qui s'ouvrent automatiquement, sièges recouverts de dentelle, petites boîtes à mouchoirs, chargeurs de téléphone mobile à disposition, gants blancs, etc. Autant d'arguments qui font le succès des chauffeurs japonais, et dont ceux qui se sentent menacés par Uber pourraient s'inspirer ailleurs dans le monde.

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