"Une nouvelle crise arrive, pire que la précédente"

10/04/15 à 10:59 - Mise à jour à 14:23

Source: Trends-Tendances

Jamie Dimon, l'homme à la tête de la banque américaine JPMorgan Chase, voit un violent orage menacer les marchés financiers.

"Une nouvelle crise arrive, pire que la précédente"

Jamie Dimon, CEO de la banque américaine JPMorgan Chase. © Epa

Dans sa lettre annuelle aux actionnaires, Jamie Dimon s'inquiète des réglementations récentes du gouvernement américain qui engendreront une plus grande difficulté, pour les banques, à réagir efficacement lors de la prochaine crise financière.

"Certaines choses ne changent jamais", prétend le CEO dans sa lettre aux actionnaires qui compte 37 pages. "Une nouvelle crise arrive, et l'impact de celle-ci sera ressenti par les marchés financiers."

Dimon décrit comment les investisseurs réagissent habituellement en temps de crise. Ils veulent, le plus rapidement possible, se débarrasser de leurs actifs à problèmes et recherchent ensuite des valeurs refuges en achetant par exemple des obligations d'état américaines. C'est le phénomène classique de 'run-on-the-market'.

Des règles plus sévères, une pénurie d'effets financiers

D'après le grand patron de JPMorgan Chase, la prochaine crise sera, en plus, beaucoup plus volatile que la précédente, du fait que les règles sont devenues plus sévères pour les banques. Les mesures beaucoup plus sévères imposées aux banques en matière de capital et de liquidité mèneront à ce que ces mêmes banques ne seront plus à même de jouer leur rôle d'amortisseur en cas de chocs sur les marchés financiers. Car les banques hésiteront à prêter de l'argent et à émettre des actions, ce qui engendrera une menace de manque d'effets financiers, d'après Dimon.

En bref, lors de la prochaine crise, les banques en bonne santé auront tendance à resserrer les cordons de la bourse, en conséquence à la limitation de risques que les autorités ont estimé pouvoir leur laisser prendre.

En outre, Dimon souligne que les nouvelles règles rendent l'entrée possible sur le marché d' 'acteurs de crédits non-bancaires' susceptibles de profiter de la crise en prêtant de l'argent à des taux exorbitants.

Malgré la menace d'une nouvelle crise financière, Dimon annonce néanmoins des plans d'expansion. Il veut ainsi pénétrer de nouveaux marchés, avec l'ouverture en 2016 de quelques banques de détail.

(CNN/BO)

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