De nombreux Belges se contentent encore d'épargner sur leur livret dont la valeur diminue pourtant jour après jour, le taux d'intérêt légal de 0,11% ne permettant pas de compenser la perte de valeur liée à l'inflation. Pour les aider à franchir le pas de l'investissement, Fédérale Assurance a réuni ses experts internes et externes pour un webinaire animé par Amid Faljaoui.

L'ABC de l'investissement

Sébastien Dubois, Expert épargne et investissements chez Fédérale Assurance, a tout d'abord rappelé l'ABC de l'investissement. " Tout d'abord, il est important de garder une réserve pour faire face aux imprévus. À ce niveau, les comptes épargne ou les comptes de capitalisation de la branche 26 gardent leur utilité. La deuxième étape est d'exploiter les solutions offrant des avantages fiscaux comme l'épargne pension. Et plus on se lance jeune, mieux c'est. Ainsi, la réduction d'impôts liée à l'épargne-pension va de 25 à 30 %. Enfin, la troisième étape est l'investissement ou l'épargne sans avantage fiscal, par le biais de solutions d'épargne ou d'investissement. Une démarche d'épargne consiste à verser à intervalles réguliers (mensuellement par exemple) un montant déterminé. Une démarche d'investissement correspond à un versement unique d'un montant plus conséquent. "

Avant de choisir dans quel produit vous allez investir, il est important de distinguer les grandes familles de placements, " ce qu'on appelle les classes d'actifs ", précise Thomas Péan, Directeur du développement chez DNCA. " Le monétaire rassemble les instruments les moins risqués avec une grande liquidité, comme le compte d'épargne. On retrouve ensuite les obligations, qui représentent des prêts que l'investisseur octroie à une entreprise ou un État pour lesquels il reçoit généralement des intérêts périodiques. Et enfin, les actions symbolisent des titres de copropriété de la société, donnant droit à un dividende éventuel. Cette classe d'actifs est la plus risquée, mais également celle présentant le potentiel de rendement le plus élevé. "

Des taux déprimés

Jean-Marc Mayeur, Responsable des investissements chez Fédérale Assurance, souligne que les taux d'intérêt proposés par les instruments monétaires ou les obligations sont actuellement déprimés. " Depuis de nombreuses années, la tendance est au ralentissement économique, ce qui a incité les banques centrales à inonder les marchés de liquidités pour faciliter le financement des États et dynamiser l'inflation. La crise du coronavirus a encore accéléré cette tendance. Les taux resteront donc très bas pendant très longtemps. "

Si les actions semblent donc à recommander, l'expert de Fédérale Assurance met en garde les investisseurs débutants. " Les émotions sont omniprésentes quand on investit. Quand on n'est pas spécialiste, on a tendance à faire confiance à son entourage, mais comme le dit judicieusement l'adage : si votre coiffeur commence à vous parler de la Bourse, c'est le moment de s'inquiéter. Pour investir judicieusement, il faut à la fois bien analyser les entreprises ainsi que les tendances sociétales et maîtriser ses émotions. Mais surtout, il est crucial d'être conseillé par des spécialistes : dans un premier temps, ils aideront le candidat épargnant/investisseur, sur base de leur profil, à identifier leur objectifs d'épargne/placement. Sur cette base, ils pourront leur conseiller les solutions les plus adaptées en la matière. "

Assurances épargne et investissements

Globalement, on distingue trois grandes familles de placements sous la forme de contrats d'assurance. " Dans le cas de la branche 21, le souscripteur confie ses primes à la compagnie pour les faire fructifier tout en bénéficiant d'un intérêt garanti qui peut être complété de participations bénéficiaires. La branche 21 permet de maîtriser le risque, notamment via le Fonds de garantie belge pour les assurances-vie de la branche 21, qui offre à chaque épargnant une protection de son capital à hauteur de 100 000 euros en cas de faillite de l'assureur. Bon à savoir également : après 8 ans et un jour, il n'y a plus de précompte mobilier dû sur les intérêts. ", précise Jean-Marc Mayeur. " La compagnie investit de façon prudente, privilégiant avant tout la maîtrise des risques. Dans le cas de la branche 23, le client investit dans un fonds d'investissement. Il n'y a pas de garantie de capital, ce qui permet de prendre plus de risques et améliore le potentiel de rendement. Enfin, la branche 44 est la combinaison d'une branche 21, pour la maîtrise des risques, et d'une branche 23 pour la recherche d'un rendement potentiellement plus élevé. Il s'agit d'une formule flexible où l'épargnant/investisseur détermine, en fonction de son profil et de ses objectifs, l'équilibre entre ces deux branches d'assurances. "

Maîtriser les risques

" Nous dressons en effet d'abord avec le client son profil de risque et ses besoins pour déterminer la répartition la plus indiquée entre les deux branches " précise Sébastien Dubois. " Pour la branche 23, le client a le choix entre 3 fonds gérés en interne et 5 qui le sont en externe. Ici aussi, en fonction de son profil, l'investisseur peut choisir parmi ces fonds qui présentent différentes classes de risque. "

Ainsi par exemple, le fonds Global Climate Change Equity de Schroder : " Ce fonds investit en actions d'entreprises bien positionnée pour bénéficier de la lutte contre le changement climatique en ciblant celles qui ont le plus gros impact en matière d'émissions de gaz à effet de serre " explique Wim Nagler, Responsable de la gestion du fonds.

Autre option, tout à fait différente que le fonds évoqué ci-dessus, le fonds Eurose de DNCA présenté par Thomas Pean. " Le fonds Eurose ne peut investir plus de 35 % en actions, ce qui permet de profiter du potentiel des actions tout en en limitant les risques et la volatilité du fonds grâce aux investissements en obligations et instruments monétaires. "

Un dernier conseil pour maîtriser les risques lorsqu'on envisage de placer son argent en branche 23 ? Ne pas se laisser porter par ses émotions et effectuer des versements réguliers. " Une telle approche permet d'éviter certains pièges classiques ", précise Jean-Marc Mayeur. Lesquels ? Par exemple acheter lorsque les actions sont chères et tout vendre dans la panique lorsque les cours baissent fortement. Avec une approche systématique de versements réguliers, vous achetez par exemple des actions non seulement quand elles sont chères, mais aussi quand elles sont bon marché. Cela vous évite de prendre le train en marche alors qu'il est déjà parti depuis longtemps, par exemple lorsque les marchés boursiers se sont déjà largement redressés après une correction et que vous avez alors raté l'essentiel de la reprise. "

De nombreux Belges se contentent encore d'épargner sur leur livret dont la valeur diminue pourtant jour après jour, le taux d'intérêt légal de 0,11% ne permettant pas de compenser la perte de valeur liée à l'inflation. Pour les aider à franchir le pas de l'investissement, Fédérale Assurance a réuni ses experts internes et externes pour un webinaire animé par Amid Faljaoui.Sébastien Dubois, Expert épargne et investissements chez Fédérale Assurance, a tout d'abord rappelé l'ABC de l'investissement. " Tout d'abord, il est important de garder une réserve pour faire face aux imprévus. À ce niveau, les comptes épargne ou les comptes de capitalisation de la branche 26 gardent leur utilité. La deuxième étape est d'exploiter les solutions offrant des avantages fiscaux comme l'épargne pension. Et plus on se lance jeune, mieux c'est. Ainsi, la réduction d'impôts liée à l'épargne-pension va de 25 à 30 %. Enfin, la troisième étape est l'investissement ou l'épargne sans avantage fiscal, par le biais de solutions d'épargne ou d'investissement. Une démarche d'épargne consiste à verser à intervalles réguliers (mensuellement par exemple) un montant déterminé. Une démarche d'investissement correspond à un versement unique d'un montant plus conséquent. "Avant de choisir dans quel produit vous allez investir, il est important de distinguer les grandes familles de placements, " ce qu'on appelle les classes d'actifs ", précise Thomas Péan, Directeur du développement chez DNCA. " Le monétaire rassemble les instruments les moins risqués avec une grande liquidité, comme le compte d'épargne. On retrouve ensuite les obligations, qui représentent des prêts que l'investisseur octroie à une entreprise ou un État pour lesquels il reçoit généralement des intérêts périodiques. Et enfin, les actions symbolisent des titres de copropriété de la société, donnant droit à un dividende éventuel. Cette classe d'actifs est la plus risquée, mais également celle présentant le potentiel de rendement le plus élevé. "Jean-Marc Mayeur, Responsable des investissements chez Fédérale Assurance, souligne que les taux d'intérêt proposés par les instruments monétaires ou les obligations sont actuellement déprimés. " Depuis de nombreuses années, la tendance est au ralentissement économique, ce qui a incité les banques centrales à inonder les marchés de liquidités pour faciliter le financement des États et dynamiser l'inflation. La crise du coronavirus a encore accéléré cette tendance. Les taux resteront donc très bas pendant très longtemps. "Si les actions semblent donc à recommander, l'expert de Fédérale Assurance met en garde les investisseurs débutants. " Les émotions sont omniprésentes quand on investit. Quand on n'est pas spécialiste, on a tendance à faire confiance à son entourage, mais comme le dit judicieusement l'adage : si votre coiffeur commence à vous parler de la Bourse, c'est le moment de s'inquiéter. Pour investir judicieusement, il faut à la fois bien analyser les entreprises ainsi que les tendances sociétales et maîtriser ses émotions. Mais surtout, il est crucial d'être conseillé par des spécialistes : dans un premier temps, ils aideront le candidat épargnant/investisseur, sur base de leur profil, à identifier leur objectifs d'épargne/placement. Sur cette base, ils pourront leur conseiller les solutions les plus adaptées en la matière. "Globalement, on distingue trois grandes familles de placements sous la forme de contrats d'assurance. " Dans le cas de la branche 21, le souscripteur confie ses primes à la compagnie pour les faire fructifier tout en bénéficiant d'un intérêt garanti qui peut être complété de participations bénéficiaires. La branche 21 permet de maîtriser le risque, notamment via le Fonds de garantie belge pour les assurances-vie de la branche 21, qui offre à chaque épargnant une protection de son capital à hauteur de 100 000 euros en cas de faillite de l'assureur. Bon à savoir également : après 8 ans et un jour, il n'y a plus de précompte mobilier dû sur les intérêts. ", précise Jean-Marc Mayeur. " La compagnie investit de façon prudente, privilégiant avant tout la maîtrise des risques. Dans le cas de la branche 23, le client investit dans un fonds d'investissement. Il n'y a pas de garantie de capital, ce qui permet de prendre plus de risques et améliore le potentiel de rendement. Enfin, la branche 44 est la combinaison d'une branche 21, pour la maîtrise des risques, et d'une branche 23 pour la recherche d'un rendement potentiellement plus élevé. Il s'agit d'une formule flexible où l'épargnant/investisseur détermine, en fonction de son profil et de ses objectifs, l'équilibre entre ces deux branches d'assurances. " " Nous dressons en effet d'abord avec le client son profil de risque et ses besoins pour déterminer la répartition la plus indiquée entre les deux branches " précise Sébastien Dubois. " Pour la branche 23, le client a le choix entre 3 fonds gérés en interne et 5 qui le sont en externe. Ici aussi, en fonction de son profil, l'investisseur peut choisir parmi ces fonds qui présentent différentes classes de risque. "Ainsi par exemple, le fonds Global Climate Change Equity de Schroder : " Ce fonds investit en actions d'entreprises bien positionnée pour bénéficier de la lutte contre le changement climatique en ciblant celles qui ont le plus gros impact en matière d'émissions de gaz à effet de serre " explique Wim Nagler, Responsable de la gestion du fonds.Autre option, tout à fait différente que le fonds évoqué ci-dessus, le fonds Eurose de DNCA présenté par Thomas Pean. " Le fonds Eurose ne peut investir plus de 35 % en actions, ce qui permet de profiter du potentiel des actions tout en en limitant les risques et la volatilité du fonds grâce aux investissements en obligations et instruments monétaires. "Un dernier conseil pour maîtriser les risques lorsqu'on envisage de placer son argent en branche 23 ? Ne pas se laisser porter par ses émotions et effectuer des versements réguliers. " Une telle approche permet d'éviter certains pièges classiques ", précise Jean-Marc Mayeur. Lesquels ? Par exemple acheter lorsque les actions sont chères et tout vendre dans la panique lorsque les cours baissent fortement. Avec une approche systématique de versements réguliers, vous achetez par exemple des actions non seulement quand elles sont chères, mais aussi quand elles sont bon marché. Cela vous évite de prendre le train en marche alors qu'il est déjà parti depuis longtemps, par exemple lorsque les marchés boursiers se sont déjà largement redressés après une correction et que vous avez alors raté l'essentiel de la reprise. "