" Ce programme a été annoncé pour la première fois fin 2016 ", rappelle Laurent De Meutter, Director Network Stakeholder Management chez Proximus. " Mais cette année, le programme va connaître un coup d'accélérateur. Nous investirons trois milliards d'euros pour installer la fibre physiquement jusque dans les foyers et les entreprises, alors que celle-ci n'allait auparavant que jusqu'à l'armoire de rue. Il s'agit de l'un des projets d'investissements les plus vastes que connaisse actuellement la Belgique et notre ambition est de doter 70% des ménages et des entreprises de la fibre d'ici la fin 2028, ceci en collaboration avec nos partenaires. "

Travailler dans le cloud

C'est l'un des investissements les plus importants jamais réalisés par Proximus. Mais pour De Meutter, ce projet constitue une étape logique. " Les besoins des entreprises et des ménages évoluent toujours plus rapidement sur le plan de la connectivité ", estime-t-il. " Le récent confinement a montré qu'un réseau de données n'était plus seulement business critical, mais aussi mission critical. Il s'agissait souvent de la seule manière d'entrer en contact avec les membres de sa famille et ses amis, mais aussi de continuer à travailler à distance. D'année en année, le besoin de bande passante augmente d'ailleurs de 50%, ce qui explique que la fibre doive arriver jusque dans les foyers. Et il ne faut pas y voir seulement le réseau de la prochaine décennie, mais plutôt un réseau que nous déployons pour les quarante prochaines années. "

Laurent De Meutter

Les hauts débits internet permettent de supporter également de nouvelles applications technologiques. " Grâce à ce réseau, les entreprises pourront intensifier le travail à distance et installer leurs applications dans le cloud ", poursuit De Meutter. " Et pour les familles, ce réseau est gage d'une meilleure qualité d'images, notamment pour la télévision 4K et 8K, ainsi que d'une expérience de jeux améliorée. Nous évoluons également vers la maison connectée, où de très nombreux appareils domestiques sont connectés à l'internet. Ces différentes applications exigent toujours plus de bande passante. "

Un travail de titan

Si plus de 346.000 foyers et entreprises sont aujourd'hui déjà connectés, l'équipe de Proximus a encore pas mal de pain sur la planche. " C'est un travail de titan ", estime De Meutter. " Nous devons nous rendre physiquement dans chaque maison, chaque appartement et chaque entreprise. Certes, nous connaissons le câble de cuivre depuis cinquante ans déjà, mais il faut désormais y ajouter la fibre optique. Lorsque cela est possible, souvent au centre des villes, nous plaçons discrètement ce câble sur la façade. Mais où cela ne semble pas faisable, nous devons entreprendre des travaux de terrassement et donc ouvrir les trottoirs. "

Ce plan d'investissement représente également pour Proximus une injection de capitaux dans l'économie locale. " Cela se traduira par la création d'emplois en Belgique ", insiste De Meutter. " Des personnes qui doivent donc tirer des câbles et ouvrir des trottoirs. Par cet investissement dans le déploiement de notre réseau à fibres optiques, nous allons créer énormément d'emplois dans les prochaines années en Belgique. Voilà qui ouvre de très nombreuses perspectives, surtout en ces temps de crise, non seulement pour des ingénieurs, mais aussi et surtout pour du personnel d'exécution amené à travailler sur le terrain. "

Acteurs

Proximus n'agira d'ailleurs pas seule, mais entend collaborer étroitement avec d'autres acteurs pour mener à bien ce projet. " Lorsque vous devez ouvrir des trottoirs, il est nécessaire d'avoir une bonne collaboration avec les villes, les communes et les habitants ", analyse De Meutter, expert en relations externes. Il s'agit en effet d'anticiper les problèmes de mobilité et de bien communiquer avec les citoyens pour minimiser les nuisances. Dans le même temps, nous devons veiller à disposer d'une main-d'oeuvre suffisamment qualifiée. C'est pourquoi Proximus et ses partenaires de la construction collaborent avec les services régionaux de l'emploi pour orienter les demandeurs d'emploi vers ces filières ainsi que pour former les personnes peu qualifiées aux nouvelles compétences nécessaires pour assumer les fonctions liées à la fibre optique. La collaboration avec les syndics et les gestionnaires de bâtiments représente un troisième axe prioritaire. Nous devons en effet tirer la fibre optique dans chaque immeuble à appartements. Parfois, c'est assez facile et discret, mais dans certains appartements, nous devons collaborer de manière créative avec les syndics afin que les habitants subissent le moins de désagréments possible. "

Proximus entre donc dans une période chargée. " Aujourd'hui, nous raccordons une maison toutes les 43 secondes ", souligne De Meutter. " Mais notre ambition est d'accélérer le mouvement. Nous voulons connecter une maison à la fibre toutes les 11 secondes en Belgique. Pour ce faire, nous devons multiplier par quatre notre rythme de travail, ce qui implique que nous aurons besoin de quatre fois plus de main-d'oeuvre. "

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www.proximus.be/fibre

" Ce programme a été annoncé pour la première fois fin 2016 ", rappelle Laurent De Meutter, Director Network Stakeholder Management chez Proximus. " Mais cette année, le programme va connaître un coup d'accélérateur. Nous investirons trois milliards d'euros pour installer la fibre physiquement jusque dans les foyers et les entreprises, alors que celle-ci n'allait auparavant que jusqu'à l'armoire de rue. Il s'agit de l'un des projets d'investissements les plus vastes que connaisse actuellement la Belgique et notre ambition est de doter 70% des ménages et des entreprises de la fibre d'ici la fin 2028, ceci en collaboration avec nos partenaires. "C'est l'un des investissements les plus importants jamais réalisés par Proximus. Mais pour De Meutter, ce projet constitue une étape logique. " Les besoins des entreprises et des ménages évoluent toujours plus rapidement sur le plan de la connectivité ", estime-t-il. " Le récent confinement a montré qu'un réseau de données n'était plus seulement business critical, mais aussi mission critical. Il s'agissait souvent de la seule manière d'entrer en contact avec les membres de sa famille et ses amis, mais aussi de continuer à travailler à distance. D'année en année, le besoin de bande passante augmente d'ailleurs de 50%, ce qui explique que la fibre doive arriver jusque dans les foyers. Et il ne faut pas y voir seulement le réseau de la prochaine décennie, mais plutôt un réseau que nous déployons pour les quarante prochaines années. "Les hauts débits internet permettent de supporter également de nouvelles applications technologiques. " Grâce à ce réseau, les entreprises pourront intensifier le travail à distance et installer leurs applications dans le cloud ", poursuit De Meutter. " Et pour les familles, ce réseau est gage d'une meilleure qualité d'images, notamment pour la télévision 4K et 8K, ainsi que d'une expérience de jeux améliorée. Nous évoluons également vers la maison connectée, où de très nombreux appareils domestiques sont connectés à l'internet. Ces différentes applications exigent toujours plus de bande passante. " Si plus de 346.000 foyers et entreprises sont aujourd'hui déjà connectés, l'équipe de Proximus a encore pas mal de pain sur la planche. " C'est un travail de titan ", estime De Meutter. " Nous devons nous rendre physiquement dans chaque maison, chaque appartement et chaque entreprise. Certes, nous connaissons le câble de cuivre depuis cinquante ans déjà, mais il faut désormais y ajouter la fibre optique. Lorsque cela est possible, souvent au centre des villes, nous plaçons discrètement ce câble sur la façade. Mais où cela ne semble pas faisable, nous devons entreprendre des travaux de terrassement et donc ouvrir les trottoirs. "Ce plan d'investissement représente également pour Proximus une injection de capitaux dans l'économie locale. " Cela se traduira par la création d'emplois en Belgique ", insiste De Meutter. " Des personnes qui doivent donc tirer des câbles et ouvrir des trottoirs. Par cet investissement dans le déploiement de notre réseau à fibres optiques, nous allons créer énormément d'emplois dans les prochaines années en Belgique. Voilà qui ouvre de très nombreuses perspectives, surtout en ces temps de crise, non seulement pour des ingénieurs, mais aussi et surtout pour du personnel d'exécution amené à travailler sur le terrain. " Proximus n'agira d'ailleurs pas seule, mais entend collaborer étroitement avec d'autres acteurs pour mener à bien ce projet. " Lorsque vous devez ouvrir des trottoirs, il est nécessaire d'avoir une bonne collaboration avec les villes, les communes et les habitants ", analyse De Meutter, expert en relations externes. Il s'agit en effet d'anticiper les problèmes de mobilité et de bien communiquer avec les citoyens pour minimiser les nuisances. Dans le même temps, nous devons veiller à disposer d'une main-d'oeuvre suffisamment qualifiée. C'est pourquoi Proximus et ses partenaires de la construction collaborent avec les services régionaux de l'emploi pour orienter les demandeurs d'emploi vers ces filières ainsi que pour former les personnes peu qualifiées aux nouvelles compétences nécessaires pour assumer les fonctions liées à la fibre optique. La collaboration avec les syndics et les gestionnaires de bâtiments représente un troisième axe prioritaire. Nous devons en effet tirer la fibre optique dans chaque immeuble à appartements. Parfois, c'est assez facile et discret, mais dans certains appartements, nous devons collaborer de manière créative avec les syndics afin que les habitants subissent le moins de désagréments possible. "Proximus entre donc dans une période chargée. " Aujourd'hui, nous raccordons une maison toutes les 43 secondes ", souligne De Meutter. " Mais notre ambition est d'accélérer le mouvement. Nous voulons connecter une maison à la fibre toutes les 11 secondes en Belgique. Pour ce faire, nous devons multiplier par quatre notre rythme de travail, ce qui implique que nous aurons besoin de quatre fois plus de main-d'oeuvre. "