Tout sur Wirecard

Le chef de l'autorité de régulation financière allemande Bafin, Felix Hufeld, a défendu son agence contre les attaques selon lesquelles la surveillance de la Wirecard, qui a fait l'objet d'un scandale, avait fait défaut. Pour M. Hufeld, le gouvernement devrait soumettre les entreprises technologiques à une réglementation plus stricte, estimant qu'il y avait trop de zones grises à l'heure actuelle.

On reste encore abasourdi devant l'ampleur du scandale Wirecard. La déconfiture de la principale fintech allemande, dont la valeur a culminé à 24 milliards d'euros en 2018, fait penser avec effroi à une version européenne d'Enron et nous interroge à nouveau, à 20 ans d'écart, sur le rôle des autorités de contrôle, des agences de rating, des administrateurs et des réviseurs. Arthur Andersen ne se remettra jamais de l'affaire Enron. Et aujourd'hui, EY, le réviseur de Wirecard, est sur la sellette.

Il pourrait s'agir de la plus grande fraude financière récente, rappelant le scandale Enron aux Etats-Unis: la fintech allemande Wirecard a admis lundi qu'une somme de 1,9 milliard d'euros, bien qu'inscrite à son bilan, n'existait "très probablement" pas.