Tout sur Voo

Une réunion d'information, initialement prévue au mois de juillet, et portant sur la vente de la société VOO s'est déroulée ce mardi après-midi chez Nethys à Liège. Elle a rassemblé les mandataires communaux et provinciaux ainsi que les actionnaires et les représentants des différentes organisations syndicales. Le groupe Enodia/Nethys indique privilégier "une dynamique de maintien et de sécurisation de l'emploi".

Tous les opérateurs proposent désormais une offre télécom intégrant une connexion internet, mais sans décodeur. Objectif: répondre aux nouveaux usages de la "génération Netflix", moins friande de la "télé de papa".

Après la conclusion du dossier Brutelé, Nethys peut relancer le processus de vente de Voo. Ce sera chose faite à la mi-mai avec une présélection des meilleures offres aux alentours de la fête nationale.

Si l'affaire Nethys choque, c'est autant parce qu'elle met en avant des comportements immoraux et contraires à l'image d'un bon management qu'en raison de possibles irrégularités.

Le CEO d'Orange Michaël Trabbia s'est félicité vendredi de la suspension de la vente de Voo à Providence par la justice liégeoise intervenue lundi. "Je me réjouis que les intérêts personnels de quelques-uns ne puissent plus passer devant l'intérêt général", a-t-il ainsi confié, faisant allusion aux décisions de l'ancienne direction de Nethys. Il les qualifie de "pratiques anciennes qui ne doivent plus être tolérées".

Nouveau rebondissement dans l'affaire Nethys. Un jugement cinglant du tribunal de l'entreprise de Liège a enterré ce lundi la vente controversée de Voo au fonds américain Providence.

Nethys a décidé de ne pas faire appel de la suspension de la vente de Voo à Providence, décidée par le tribunal de l'entreprise de Liège. Il compte lancer une nouvelle procédure de vente de son pôle télécom, "ouverte et transparente", "à l'image de celle initiée pour la vente de ses titres de presse".

Le tribunal de l'entreprise de Liège a ordonné la suspension de la vente de Voo à Providence, écrit lundi L'Echo. L'opérateur Orange avait introduit le recours, estimant avoir été discriminé au moment de l'attribution du marché.