Tout sur Vivaldi

Prime, années minimums de travail effectif, fins de carrières plus flexibles ... La réforme des pensions, menée par la ministre Lalieux (PS), est sur la table de la Vivaldi. Elle sera discutée courant du moins de septembre. Quelques éléments promettent d'être épineux. On fait le point.

Le gouvernement fédéral a approuvé, lors d'un Conseil des ministres électronique, un avant-projet de loi et un arrêté royal visant à mettre en oeuvre les mesures prévues dans l'accord social conclu entre les partenaires sociaux dans le contexte de l'accord interprofessionnel 2021-2022.

Les entreprises qui ont enregistré de bons résultats durant la crise pourront accorder à leurs travailleurs une prime exceptionnelle de maximum 500 euros nets en 2021, en complément de la marge salariale de 0,4%, a décidé le gouvernement fédéral. Qui en sera bénéficiaire ?

Dur, dur, le métier de chroniqueur économique en ces temps de pandémie. Il faut analyser sans concession l'actualité, prendre du recul pour éviter de tomber dans des propos de comptoirs de gare, garder le moral lorsque les autres le perdent et cerise sur le gâteau, il faut idéalement susciter matière à réflexion alors que l'ambiance est parfois à la déprime.

Le coefficient de correction, qui réduisait le montant de la pension des indépendants par rapport à celui des salariés, sera supprimé dès 2021, annonce vendredi le ministre des Indépendants David Clarinval (MR) dans un communiqué. Cette suppression était prévue dans l'accord de gouvernement de la Vivaldi.

Avec l'introduction de la taxe sur les comptes-titres, le ministre des Finances Vincent Van Petegham (CD&V) fait du forcing. Cette nouvelle taxe arrive plus tôt que prévu pour étouffer dans l'oeuf les discussions fastidieuses sur l'impôt sur la fortune au sein du gouvernement Vivaldi. Le fait que l'argent récolté sera utilisé pour le financement des soins de santé n'est qu'un coup de communication.

Il y une mauvaise blague qui circule à l'égard du MR et qui dit en substance que s'il faut 11 personnes pour encadrer les éventuels dérapages de son jeune président, c'est un mauvais signal qu'envoie ce parti libéral qui n'a eu de cesse de dire qu'il y a trop de fonctionnaires!

Le titre peut faire sourire ou provoquer, lorsqu'on sait que la coalition dite "Vivaldi" qui soutient le nouveau gouvernement fédéral est composée notamment d'un parti, le Mouvement Réformateur, qui est l'héritier du parti libéral, et un autre, l'Open VLD, dont le sigle se réfère ouvertement à la doctrine libérale.

"Nous avons non seulement besoin d'un plan de relance mais aussi d'un plan de confiance dans notre pays." Le Premier ministre Alexander De Croo a cerné sa mission fondamentale, existentielle même : faire en sorte que le gouvernement qu'il préside ne soit pas le dernier du pays, que les partis nationalistes ne deviennent pas majoritaires en Flandre au prochain scrutin, comme semblent l'indiquer les sondages les plus récents.

Les sept partis de la coalition se sont accordés mais ils sont encore loin de jouer à l'unisson. Les zones d'ombre et marges d'interprétation foisonnent dans l'accord de gouvernement. Et cela n'a en fait rien d'exceptionnel ni de malsain pour le fonctionnement politique.

Taxe sur le patrimoine, levée du secret bancaire, etc. : plusieurs surprises fiscales contenues dans l'accord de gouvernement de la Vivaldi risquent de faire couler beaucoup d'encre.

L'accord gouvernemental introduit l'idée d'une taxation sur les grosses fortunes. Elle devrait rapporter jusqu'à 300 millions sur une année. Ses contours sont encore flous. Elle divise déjà au sein de la coalition.