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Le nombre d'offres d'emploi arrivées en un mois en Flandre n'aura jamais été aussi élevé ces cinq dernières années qu'en mars dernier, a indiqué vendredi la ministre régionale de l'Emploi, Hilde Crevits. Ces douze derniers mois par contre, il y a eu nettement moins d'offres d'emploi que l'année d'avant, en raison de la crise sanitaire.

Nouveaux maux, nouveaux remèdes : pour la première fois de son histoire, l'Office flamand de l'emploi (VDAB) avait en septembre dernier adressé systématiquement à près de 120.000 personnes mises en chômage temporaire en raison de l'actuelle pandémie son offre en matière de formation, d'accompagnement et d'emplois temporaires.

Du 8 au 12 octobre, le Forem et le VDAB vont unir leurs forces pour encourager la mobilité interrégionale, à l'occasion de la semaine du "travail en Flandre", a indiqué vendredi l'organisme wallon de service à l'emploi qui a aidé plus de 27.000 Wallons à trouver un emploi en Flandre l'an dernier.

À défaut de mesures de la part des politiques, pas moins de 584.000 postes resteront vacants en 2030. C'est ce qu'il ressort de l'étude conjointe d'Agoria, du cabinet de consultance Roland Berger et des organismes publics régionaux de l'emploi. Au total, pas moins de 95 milliards d'euros risquent de passer sous le nez de l'économie belge d'ici 2030.

La difficulté de nombreuses entreprises à trouver du personnel pourrait s'accentuer à l'avenir. Selon une étude de la fédération de l'industrie technologique Agoria et d'autres services de l'emploi (VDAB, Actiris, Forem), les jobs vacants seront plus nombreux que les personnes disponibles sur le marché du travail à partir de 2021. Quelque 600.000 emplois resteront inoccupés en 2030 sans mesures adéquates, d'après ses conclusions. Agoria plaide pour davantage de formations et une immigration économique ciblée.

La Flandre comptait fin juin 184.194 demandeurs d'emploi, soit 16.840 ou 8,4% de moins qu'en juin 2017, a annoncé le ministre flamand de l'Emploi lundi, saluant "des records battus mois après mois sur le marché flamand de l'emploi".

"On a besoin de vous" adresse aux francophones le patron du VDAB, l'équivalent flamand du Forem ou d'Actiris, Fons Leroy, dans une interview accordée à La Dernière Heure samedi.

Estimant que les travailleurs ont droit "à une deuxième chance", Ecolo-Groen va déposer une proposition de loi à la Chambre permettant l'accès aux allocations de chômage en cas de démission "avec un objectif triple: débloquer des situations professionnelles difficiles, encourager les reconversions de carrière et favoriser l'entrepreneuriat", ont indiqué les écologistes mardi.

Le fait que le nombre de chômeurs indemnisés soit passé sous la barre des 500.000 personnes a fait récemment l'objet de nombreux commentaires. C'est certes une barre symbolique, et il faut, comme on a pu le lire, remonter au début des années 1980 pour retrouver pareille situation. Mais ce chiffre nous apprend-il vraiment quelque chose sur la réalité du marché du travail ? Pas vraiment.

Un million de postes vacants, un taux d'emploi des 20-65 ans inférieur à 68 %, et des employeurs qui éprouvent des difficultés à trouver les bons profils. Qu'est-ce qui ne tourne pas rond sur le marché du travail en Belgique et que pouvons-nous faire pour y remédier ?

La N-VA veut obtenir la suppression des prépensions afin que les offres d'emploi qui restent vacantes puissent trouver acquéreur, écrit mercredi le Laatste Nieuws. Les nationalistes remettent également sur la table leur proposition visant à limiter dans le temps les allocations de chômage.

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