Tout sur université de Gand

Après plus d'un an de crise sanitaire, près d'un employé sur quatre dit ne pas être en bonne santé mentale, ressort-il lundi d'une enquête menée par l'Antwerp Management School et l'Université de Gand auprès de 4.660 employés. L'étude montre par ailleurs que l'attachement des salariés à leur entreprise pâtit également de la mise sous cloche de la Belgique.

Le marché de l'emploi en Belgique a jusqu'ici été relativement préservé des conséquences de la crise du coronavirus. Sur le plan du chômage et du nombre d'inactifs -les personnes qui ne travaillent pas et ne sont pas activement à la recherche d'un emploi- notre pays a été le plus stable d'Europe en 2020, selon une analyse de l'université de Gand (UGent). Toutefois, les conséquences de la crise sanitaire risquent de se faire pleinement ressentir lorsque les mesures de soutien public seront arrêtées.

"Consciemment ou inconsciemment, tout le monde est élève-dirigeant," affirme Mieke Audenaert. Professeur du groupe de recherche HRM et Gestion organisationnelle de la Faculté d'économie et de gestion d'entreprise de l'Université de Gand, elle a écrit le livre "Leiders doen groeien" (Faire progresser les dirigeants, ndt) en se basant sur ses propres constats. "Tout le monde a ses convictions par rapport au leadership et aux prérequis d'un bon dirigeant, mais ces dirigeants ont-ils une image de soi correcte?"

Parmi les étudiants, la méconnaissance de notre langue est telle que l'Université de Hasselt a décidé d'imposer un cours de français en Faculté de sciences économiques.

Les indépendants travaillent en moyenne 57 heures par semaine en Belgique, selon le baromètre qui leur est dédié par Securex. Plus de trois quarts d'entre eux travaillent en tout cas plus de 50 heures hebdomadaires quand un sur 10 dépasse les 80 heures.

Voilà que tout d'un coup la charmante petite ville de Gand, avec ses canaux et ses étudiants, se trouve peuplée d'une abondance de start-up florissantes, parfois célèbres jusqu'à l'étranger. Une coïncidence? Pas du tout, comme le montre le fait que ces entreprises se concentrent sur deux secteurs et sont nourries par un mix d'initiatives publiques et privées.