Tout sur Union des classes moyennes

"Le pire est arrivé pour les métiers de contact", a réagi mercredi l'Union des classes moyennes (UCM) à l'issue du comité de concertation, qui a décidé de la fermeture de ces professions ainsi que des commerces non-essentiels, sauf sur rendez-vous ou en 'click & collect'. Selon l'organisation d'indépendants, les autorités portent "une lourde responsabilité dans ce gâchis".

Dans un plan d'action de lutte contre la fraude, qui sera prochainement soumis au gouvernement, le ministre des Finances Vincent Van Peteghem (CD&V) compte obliger tous les commerçants à proposer au minimum un moyen de paiement électronique à leurs clients, rapportent L'Echo et De Tijd jeudi.

La Fédération des entreprises de Belgique se dit vendredi favorable à l'assouplissement des procédures de réorganisation judiciaire prévu par le gouvernement fédéral, alors que le moratoire sur les faillites vient à échéance le 31 janvier. Selon l'UCM (Union des classes moyennes), la fin de ce moratoire représente cependant "une faute grave".

"Il y a une lueur d'espoir", réagissaient mardi les représentants des métiers de contact à la sortie d'une réunion avec le Premier ministre. "Même si les salons de coiffure, les centres de beauté et les salles de fitness n'ouvriront pas à la mi-décembre comme demandé."

Trois organisations patronales bruxelloise, flamande et wallonne, le Beci, le Voka et l'Uwe, se sont opposées jeudi à un péage urbain à Bruxelles, après la présentation du plan SmartMove du gouvernement bruxellois qui prévoit, entre autres, la mise en place d'une taxe kilométrique intelligente en 2022. L'Union des classes moyennes et l'industrie technologique le décrient également, tout comme les partis qui ne siègent pas au gouvernement bruxellois.

Pour les indépendants et les PME, le prolongement du moratoire sur les faillites est un soulagement... Les faillites sont suspendues jusqu'au 31 janvier prochain. C'est un remake de la mesure adoptée de la fin avril à la mi-juin, lors du premier confinement. Le rebond de la crise sanitaire contraint les autorités à arrêter de nouvelles mesures de soutien. Le moratoire sur les faillites, saison 2, en fait partie.

Le "Click & collect" est insuffisant pour permettre aux commerçants de survivre, estiment mardi dans Le Soir les fédérations sectorielles. Elles souhaitent un assouplissement, qui autoriserait les clients à se rendre dans le magasin sur rendez-vous.

"La nouvelle mise sous cloche du pays décidée ce vendredi était devenue inévitable. Pour les dizaines de milliers d'indépendants et de chefs de PME concernés, c'est une catastrophe pire que celle de mars", estime vendredi l'Union des classes moyennes (UCM), à la suite des nouvelles mesures décrétées par le gouvernement fédéral pour lutter contre le coronavirus.

"Les autorités fédérales et fédérées ont décidé de renforcer encore les mesures de lutte contre le coronavirus. L'urgence de la situation sanitaire s'impose à tous, le monde des entreprises n'y échappe pas", affirme vendredi l'Union wallonne des entreprises (UWE).

Financièrement, près d'un commerçant sur deux atteint la limite, selon un sondage mené par l'Union des classes moyennes (UCM) auprès des commerçants indépendants non alimentaires de Wallonie et de Bruxelles une semaine après la fermeture de l'horeca le 19 octobre. Un magasin sur deux, voire davantage, ne survivra pas à la crise liée au Covid-19 et à un nouveau confinement, craint l'UCM.

L'Union des classes moyennes (UCM) chiffre à 291.653 le nombre de freelances, soit des indépendants sans personnel qui travaillaient principalement ou exclusivement pour les entreprises fin juin. Cela représente 20 % environ des entrepreneurs actifs en Belgique, rapporte La Libre Belgique.