Tout sur UE

Le nouveau commissaire européen au Marché intérieur, le Français Thierry Breton, refuse tout fatalisme et estime que l'Europe a de nombreux atouts technologiques et industriels. Il appelle à fixer des règles claires avec les partenaires extérieurs de l'UE et veut relancer le continent dans la bataille des données.

Il est de tradition en tant que Chief Economist de se prononcer, chaque début d'année, sur les perspectives macroéconomiques auxquelles le monde pourrait être confronté dans les 12 prochains mois. Entre indicateurs économiques, contexte politique, guerre commerciale et autres tweets émanant de la Maison Blanche, cet exercice de prévision n'est pas une mince affaire.

Le business juteux des papiers qui permettent de résider dans un pays étranger en échange d'un gros investissement financier inquiète l'UE.

Avec le Brexit, le Royaume-Uni n'a jamais été aussi diminué, détérioré et divisé. Et les récentes élections générales n'ont pas forcément permis d'y remédier.

Au cours de l'année écoulée, un quart (24,6%) des entreprises de 10 employés ou plus en Belgique ont reçu des commandes passées via leur site internet ou application. Toutes ou presque (98%) ont enregistré des commandes venant du pays mais la moitié a aussi assuré des commandes provenant de l'Union européenne et 24% hors UE, ressort-il de données publiées par Statbel mardi.

Dès le 31 janvier, date du Brexit, un nouveau front s'ouvrira pour les Européens, celui des discussions, qui s'annoncent déjà complexes, en vue d'un large accord commercial avec le Royaume-Uni.

Le rapport annuel de la BEI sur l'investissement ne dresse pas un tableau optimiste. L'Union européenne et les États membres n'investissent pas suffisamment dans la lutte contre le changement climatique, la révolution numérique et les services publics, ce qui représente une menace pour la compétitivité, la productivité et l'inégalité des revenus en Europe.

La Commission européenne publiera mercredi son avis sur la conformité des projets de budget 2020 des États membres de la zone euro, dont celui de la Belgique, quelques jours après lui avoir prédit un lourd dérapage du déficit public et confirmé l'insuffisance de la réduction de la dette. Consciente de la situation politique belge, elle devrait lui adresser un avertissement sans frais.