Tout sur tax shift

Combien de nouveaux emplois le tax shift a-t-il générés ? Pour la première fois, un chiffre est paru: 7.800 emplois cette année. Cela semble peu comparé aux fanfaronnades du gouvernement Michel, mais Marcia De Wachter de la Banque Nationale estime que 'ce n'est vraiment pas rien'.

L'annonce d'un trou de quelque deux milliards d'euros à combler dans le budget 2016 a fait réagir les syndicats, qui dénoncent ce qu'ils estiment être les conséquences négatives du "tax shift" (ou glissement fiscal) décidé par le gouvernement fédéral.

Remettre l'inflation sur les rails, retrouver une croissance structurelle raisonnable, assainir les finances publiques. Voilà les trois messages clés du gouverneur de la Banque nationale, Jan Smets, qui estime que la BCE a évité à l'Europe d'entrer en récession. Une bonne nouvelle au moins dans tout cela: si le tax shift réussit, il devrait permettre de créer 64.500 emploi d'ici à 2021.

L'emploi est encore et toujours imposé comme un produit toxique. C'est pourquoi les Régions ont aussi leur part d'efforts à faire, estime Alain Mouton, journaliste de la version néerlandophone de Trends-Tendances.

Le ministre des Finances a donc dévoilé sa calculatrice en ligne, permettant de calculer les bénéfices que chaque salarié tirera du tax shift dans les années à venir. Un ramassis de "contre-vérités", dénonce le PTB, qui déconstruit l'énième opération de "com' com' com'" du gouvernement.

Le ministre des Finances, Johan Van Overtveldt, s'est montré très prudent mercredi sur la création nette d'emplois que favoriseront les réformes du gouvernement. Il n'exclut pas que l'opération permette surtout de conserver des emplois en cas de détérioration de la conjoncture.