Tout sur Syndicat neutre pour Indépendants

Le Syndicat neutre pour indépendants (SNI) réaffirme lundi son soutien aux indépendants toujours lésés par la crise, à la veille d'un comité de concertation (Codeco). "C'est le moment ou jamais de donner de la perspective pour les secteurs encore à l'arrêt ou en réouverture très partielle", martèle le syndicat.

La pause pascale d'un mois décidée fin mars par le Comité de concertation pour freiner la propagation du coronavirus s'est avérée "un flop économique", déplore lundi le Syndicat neutre pour indépendants (SNI) après un coup de sonde auprès de ses membres.

Le Syndicat Neutre pour Indépendants (SNI) est plus que désabusé des décisions du Comité de Concertation de ce mercredi. "Rouvrir les seules terrasses le 8 mai et l'intérieur en juin est un affront qui leur est fait. "Le Codeco ne voit-t-il pas leur détresse et qu'ils sont au bout du rouleau ?". De manière générale, les fédérations sectorielles sont satisfaites pour les commerces mais inquiètes pour l'horeca. Le point.

Le Syndicat neutre pour Indépendants (SNI) s'étonne dimanche, dans un communiqué, que des experts appellent déjà à reporter la réouverture de l'horeca, prévue le 1er mai. "Il est temps de transformer des dates en actes concrets. Le 1er mai est une étape importante dans la reconstruction de l'économie. Il est encore trop tôt pour s'écarter de ce plan. Les chiffres peuvent encore évoluer favorablement. Cela crée une panique inutile", estime l'organisation.

L'organisation sectorielle Mode Unie a réagi mardi avec indignation au fait que les détaillants de mode qui peuvent travailler sur rendez-vous ne peuvent pas faire appel au double droit-passerelle. Une deuxième douche froide en peu de temps, fustige-t-elle. Même son de cloche du côté du Syndicat neutre pour indépendants (SNI), pour qui il est inacceptable que les magasins qui sont ouverts sur rendez-vous ne bénéficient pas de cette mesure.

Si le Syndicat neutre pour indépendants (SNI) comprend que des mesures importantes sont nécessaires pour réduire la circulation du virus, il exprime sa "colère et son dégout de la fermeture des professions de contact et du fait que les magasins dits non essentiels ne peuvent travailler que sur rendez-vous", a-t-il réagi mercredi aux décisions du dernier Comité de concertation.

Le Syndicat Neutre pour Indépendants (SNI) se réjouit de la réouverture des salons de coiffure le 13 février, mais reste mesuré sur le comité de concertation de ce vendredi. "Pourquoi faut-il faire une distinction au sein des professions de contact ? Le fait que les esthéticiennes et les barbiers ne soient pas autorisés à ouvrir leurs salons est discriminatoire au sein du secteur. Cela ne fera que susciter davantage de ressentiment et de frustration".

Les soldes d'hiver, qui ont été prolongés jusqu'au 15 février, sont tout sauf un succès, écrit le journal De Zondag sur base d'un sondage réalisé par les organisations d'indépendants flamandes Mode Unie et Unizo auprès de 325 détaillants d'articles d'habillement.

Les professions de contact n'en peuvent plus d'attendre les bras croisés. "Quatre actifs sur cinq veulent rouvrir. Deux sur trois veulent même le faire cette année encore, parce qu'ils se rendent compte qu'autrement la faillite est imminente", ressort-il d'une enquête menée par le SNI auprès de ses membres.

Ouvrir sur rendez-vous n'est pas la solution, c'est un pis-aller, affirme, après avoir sondé 922 commerçants, le Syndicat neutre pour indépendants (SNI) qui demande une réouverture rapide, "dans des conditions strictes et sûres et selon des directives claires" des commerces actuellement contraints de rester portes closes en raison de la crise sanitaire.

Le report des soldes du mois de juillet à celui d'août en raison de la crise du coronavirus était une mauvaise idée, analyse lundi Comeos, la fédération du commerce, à l'issue de cette période de rabais. Les magasins de vêtements notent ainsi une diminution de 35% de leur chiffre d'affaires par rapport à juillet 2019 et une baisse de la fréquentation de 40%.