Tout sur statut unique

Le gouvernement réuni en comité restreint a approuvé mardi les accords intervenus entre les partenaires sociaux sur l'aménagement des fins de carrière et les points du statut unique ouvrier/employé qui restaient à régler. Il a également approuvé l'accord médico-mutuelliste conclu lundi soir.

Le texte transposant l'accord arraché en juillet fait plus d'une centaine de pages. Il clarifie plusieurs zones d'ombre qui planaient sur le compromis historique fusionnant les statuts ouvrier et employé.

Le statut unique des salariés inquiète les PME, car il alourdit considérablement les charges des entreprises, en particulier celles qui emploient des ouvriers, estime jeudi l'Union des Classes Moyennes (UCM) dans un communiqué.

Le compromis sur l'harmonisation des statuts des ouvriers et des employés est "coûteux" et "comporte de nombreuses imprécisions et incertitudes", conclut la Fedustria, l'organisation des fabricants du textile, du bois et de l'ameublement, après analyse du texte. Elle souhaite que les entreprises qu'elle représente bénéficie du régime d'exception.

La Fédération des entreprises de Belgique (FEB) a organisé mardi une session d'information à destination d'entreprises désireuses d'en savoir plus sur les conséquences de la proposition de compromis conclue vendredi en vue de l'harmonisation des statuts d'ouvrier et d'employé.

Il y a quelques semaines, la FEB avait mis en garde contre le fait qu'une harmonisation des statuts par le haut provoquerait un écart salarial supplémentaire de 2 à 4% en moyenne. Hier, la CSC avait avancé des propositions d'harmonisation par le haut pour les préavis et le jour de carence dont l'impact sur le coût salarial, selon ses calculs, atteindrait à peine 0,12%.

Ce 25 avril est placé sous le signe des actions syndicales. Les syndicats commencent tout doucement à s'échauffer pour les traditionnelles sorties musclées du premier mai.