Tout sur Spadel

Numéro 2 mondial du secteur des eaux embouteillées derrière Nestlé, le géant français Danone est en train de faire vivre une révolution à sa marque phare, Evian. L'entreprise vient de s'engager à utiliser 100 % de plastique recyclé dans ses bouteilles d'ici 2025, contre 25 % aujourd'hui. Mais quels sont les projets du groupe en Belgique ? Comment se positionne-t-il face à la concurrence ? Nous avons rencontré le CEO de Danone Waters Benelux, Maarten Van Leeuwen.

Les consommateurs se détournent des sodas sucrés ? Pas de problème, les minéraliers ont trouvé de quoi les alpaguer. Avec leurs eaux pétillantes aromatisées, Spadel, Coca-Cola, Nestlé, Danone et consorts tentent une diversification aux marges prometteuses.

Le groupe Spadel a vu ses résultats bondir au premier semestre au gré de l'acquisition de la société bulgare Devin AD et de conditions climatiques "très favorables" durant les mois de mai et juin, a-t-il annoncé lundi après la clôture de la Bourse.

Tandis que la Belgique affrontait des températures tropicales au mois de juin, les usines d'embouteillage de Spadel tournaient à plein régime. Le leader du marché au Benelux fait des affaires en or quand il fait chaud, mais pas seulement. La prospère entreprise ne manque pas d'ambition. Ses concurrents internationaux n'ont qu'à bien se tenir.

L'entreprise Spadel a investi dans son usine de Spa Monopole 17,5 millions d'euros pour le lancement de la première ligne de production aseptique en Belgique permettant ainsi de lancer dès ce mois de mars la commercialisation de limonades 100% naturelles sur les marchés belges et hollandais, a annoncé vendredi Marc du Bois, CEO du groupe Spadel.

L'OPA lancée par la société Finances & Industries de Marc du Bois, le CEO de Spadel, sur la société d'eaux minérales naturelles (Spa, Bru, Carola, etc.), est un "échec", estime mardi Deminor qui rappelle son opposition à tout "delisting" de l'action Spadel et son souhait d'obtenir le versement d'un dividende exceptionnel.

L'actionnariat familial du producteur d'eaux Spadel a lancé une offre de reprise des parts qui ne sont pas encore en sa possession. Une offre de 95 euros cash par action a été émise, pour les 9,1% d'actions cotées à la Bourse de Bruxelles. Avec le parc animalier Paira Daiza et l'armateur CMB, Spadel est la troisième entreprise en deux semaines à procéder à une sortie de Bourse.

Désormais seul aux commandes de Spadel (Spa, Bru...) et unique actionnaire familial, Marc du Bois poursuit avec brio la "success-story" du leader belge des eaux embouteillées. L'an dernier, le groupe a renforcé ses positions en Europe en rachetant la marque régionale française Carola à Nestlé. Une marche en avant qui vaut à ce patron déterminé et partisan du travail en équipe d'être élu Manager de l'Année 2013 par "Trends-Tendances".

Le marché belge de l'eau embouteillée s'est redressé. Le leader Spadel en profite pour poursuivre ses investissements commerciaux et publicitaires. Après avoir relooké sa gamme Spa, le groupe lance de nouvelles bouteilles pour sa marque Bru.

Spadel, qui commercialise notamment les eaux Spa et Bru, a vu son bénéfice net reculer de 13 % en 2010, à 12,78 millions d'euros. Plusieurs raisons à cela, parmi lesquelles un certain tassement sur certains de ses marchés, mais aussi les "importants investissements" consentis.

Membre du conseil d'administration de Spadel depuis 2004, Johnny Thijs, patron de La Poste, s'assied désormais au siège de président du minéralier. Il succède ainsi à Pierre Drion, dont le mandat était arrivé à échéance.

Le patron de Spadel et président de la Fédération de l'industrie des eaux et des boissons rafraîchissantes n'avait pas apprécié certains des arguments de Vivaqua. Pour l'ex-Compagnie intercommunale bruxelloise des eaux, boire l'eau du robinet, notamment, s'avère bien plus écologique puisque faisant l'économie et de l'embouteillage et du transport... Portée devant la justice, l'affaire s'est mal terminée pour la fédération, puisqu'elle a été déboutée de pratiquement toutes ses demandes.