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Le Syndicat neutre pour Indépendants (SNI) s'étonne dimanche, dans un communiqué, que des experts appellent déjà à reporter la réouverture de l'horeca, prévue le 1er mai. "Il est temps de transformer des dates en actes concrets. Le 1er mai est une étape importante dans la reconstruction de l'économie. Il est encore trop tôt pour s'écarter de ce plan. Les chiffres peuvent encore évoluer favorablement. Cela crée une panique inutile", estime l'organisation.

Si le Syndicat neutre pour indépendants (SNI) comprend que des mesures importantes sont nécessaires pour réduire la circulation du virus, il exprime sa "colère et son dégout de la fermeture des professions de contact et du fait que les magasins dits non essentiels ne peuvent travailler que sur rendez-vous", a-t-il réagi mercredi aux décisions du dernier Comité de concertation.

Le Syndicat Neutre pour Indépendants (SNI) se réjouit de la réouverture des salons de coiffure le 13 février, mais reste mesuré sur le comité de concertation de ce vendredi. "Pourquoi faut-il faire une distinction au sein des professions de contact ? Le fait que les esthéticiennes et les barbiers ne soient pas autorisés à ouvrir leurs salons est discriminatoire au sein du secteur. Cela ne fera que susciter davantage de ressentiment et de frustration".

Le syndicat neutre pour indépendants (SNI) demande mercredi à ce que le comité de concertation qui se réunit vendredi autorise à deux personnes de la même bulle à faire du shopping ensemble, afin de sauver les soldes. Lancé lundi, le mois de promotions n'est, pour l'instant, pas très prometteur, à en croire le syndicat.

Les professions de contact n'en peuvent plus d'attendre les bras croisés. "Quatre actifs sur cinq veulent rouvrir. Deux sur trois veulent même le faire cette année encore, parce qu'ils se rendent compte qu'autrement la faillite est imminente", ressort-il d'une enquête menée par le SNI auprès de ses membres.

Alors que les magasins dits "non-essentiels" rouvriront leurs portes le 1er décembre, ceux de l'habillement, entre autres, aimeraient d'urgence avoir de la clarté quant aux soldes d'hiver. De leur côté, c'est clair, d'après le syndicat neutre pour indépendants et Comeos, ils ne veulent pas d'un report.

Le Ministre de la santé Frank Vandenbroucke (SP.A) a fait une sortie pour le moins polémique ce dimanche en déclarant que les magasins ne présentent a priori "pas de grand risque" et que la fermeture des commerces non essentiels a été décrétée uniquement pour provoquer un "choc" dans la population. Pour le secteur, c'est l'incompréhension la plus totale.

Ouvrir sur rendez-vous n'est pas la solution, c'est un pis-aller, affirme, après avoir sondé 922 commerçants, le Syndicat neutre pour indépendants (SNI) qui demande une réouverture rapide, "dans des conditions strictes et sûres et selon des directives claires" des commerces actuellement contraints de rester portes closes en raison de la crise sanitaire.

Le "Click & collect" est insuffisant pour permettre aux commerçants de survivre, estiment mardi dans Le Soir les fédérations sectorielles. Elles souhaitent un assouplissement, qui autoriserait les clients à se rendre dans le magasin sur rendez-vous.