Tout sur SNCB

La SNCB a enregistré un résultat opérationnel récurrent de 85,3 millions d'euros en 2019, contre 94,7 millions l'année précédente, indique-t-elle vendredi. L'entreprise ferroviaire se félicite de résultats financiers positifs et de la diminution de sa dette mais s'attend à une année 2020 compliquée en raison de l'épidémie de coronavirus.

La SNCB perd 70 millions d'euros de recettes commerciales par mois en tickets et en abonnements, dévoile jeudi la patronne de la SNCB Sophie Dutordoir dans les colonnes de L'Echo et du Tijd. Avec le confinement dû à l'épidémie de coronavirus, l'entreprise ferroviaire a en effet vu ses recettes fondre et ne transporte plus que 10% de passagers par rapport à la normale.

Si les trains de passagers sont devenus rares, ceux de marchandises continuent à rouler. Plutôt bien, même si le trafic a reculé avec la fermeture de certaines usines et magasins. Ils captent une partie du trafic camions.

La SNCB a enregistré une croissance de 3,9% de passagers supplémentaires en 2019 et une ponctualité améliorée. Cette progression suit la hausse de l'offre. En revanche, la SNCB a déçu en mettant en service un nouveau train mal adapté pour les personnes à mobilité réduite.

Le tribunal de police de Bruxelles a déclaré, mardi, que la SNCB et Infrabel avaient fait preuve d'un manque de prévoyance et de précaution en matière de sécurité. Il a estimé leur part de responsabilité dans l'accident de trains survenu le 15 février 2010 à Buizingen, causant la mort de dix-neuf personnes, à deux cinquièmes chacune. Les deux sociétés sont condamnées à une amende de 550.000 euros.

Beaucoup de gens croient que le RER n'arrivera que dans 10 ans, lorsque les derniers travaux d'infrastructure seront réalisés vers Nivelles. Pourtant, il est déjà là. Il progresse doucement, sous le nom de " train S ". Mais ensuite, il devrait devenir bien plus qu'un train.

Les tarifs de la SNCB seront adaptés, entendez augmentés, en date du 1er février 2020. La stratégie de l'entreprise ferroviaire reste axée sur le fait de rendre le train plus attractif pour les voyageurs de loisirs, en plus des navetteurs, explique mercredi la SNCB.

Dans le monde du rail belge, Infrabel est à la fois cruciale et moins connue que la SNCB. Elle est responsable du réseau, gère le trafic. Son CEO, Luc Lallemand, dirige la société depuis sa création en 2005. A l'ombre des projecteurs. Et cela lui a fort bien réussi, malgré quelques remous récents.

L'opération porte le nom de Green Speed : la SNCF veut rapprocher ses deux filiales pour créer une seule entreprise plus efficace. La SNCB, actionnaire des deux, y est favorable.

Infrabel a réduit ses effectifs de 15.000 à un peu plus de 10.000 personnes depuis 2005. "Nous avons beaucoup gagné en productivité, mais cela ne signifie pas que nous exigeons l'impossible de notre personnel", commente son directeur des ressources humaines Nico Van Wijk.

La SNCB a installé 5.600 panneaux solaires sur le toit d'un nouvel atelier à Melle (Flandre orientale), ce qui permettra une production de 2,1 millions de kWh d'électricité verte par an, a annoncé jeudi l'entreprise ferroviaire. Il s'agit de la plus grande installation photovoltaïque de la SNCB.