Tout sur Skeyes

Des actions de grève pourraient avoir lieu parmi les contrôleurs aériens à la fin de la semaine de carnaval. Le syndicat chrétien ACV a en effet introduit un préavis en ce sens chez Skeyes, la société chargée du contrôle de l'espace aérien belge, après que la direction eut commis vendredi matin une "rupture de contrat" lors d'un comité paritaire, dénonce le syndicaliste Kurt Callaerts.

Une plus grande partie des coûts du contrôle aérien sera répercutée dans les redevances "en route" à partir du 1er janvier, peut-on lire dans L'Echo ce mardi. Cela signifie que les compagnies aériennes paieront plus cher pour survoler la Belgique. Et les aéroports belges verront diminuer leurs dépenses, selon le principe des vases communicants.

La direction de Skeyes demande au prochain gouvernement fédéral des règles claires sur un service minimum en cas de grève des contrôleurs aériens, a indiqué mardi son patron, Johan Decuyper, devant la commission Mobilité de la Chambre. "De préférence, nous convenons de cela avec les syndicats, mais si cela ne marche pas, les autorités devront peut-être intervenir", estime le responsable de l'ancien Belgocontrol.

Suite aux pertes encourues par les aéroports wallons lors des grèves des contrôleurs et à l'augmentation des tarifs du contrôle aérien, la Région wallonne retient plus de 5 millions de facture de Skeyes, le fournisseur fédéral de contrôle aérien, rapporte Le Soir mercredi.

Le syndicat chrétien ACV (pendant flamand de la CSC) a rejeté la proposition relative au nouveau mécanisme de planning de Skeyes, a indiqué le secrétaire Kurt Callaerts. Le malaise parmi le personnel du contrôleur aérien reste énorme, selon la source syndicale qui n'exclut pas des actions spontanées.

Skeyes, l'entreprise chargée du contrôle de l'espace aérien belge, a conclu un accord social au sein de la commission paritaire sur le mécanisme de planning (horaire) pour les contrôleurs aériens, annonce-t-elle mercredi. Quatre autres accords ont également été conclus sur des questions relatives à l'organisation du travail.

Une partie de l'espace aérien belge sera à nouveau fermée durant la nuit de vendredi à samedi, a-t-on appris vendredi chez Skeyes, la société chargée de son contrôle. Le secteur est du ciel belge sera ainsi indisponible entre 1h30 et 4h30. Cela devrait surtout avoir des répercussions sur l'aéroport de Liège, spécialisé dans le fret et qui reste très actif durant la nuit.

Skeyes n'a pas encore dû payer d'astreintes pour perturbation du trafic aérien. Des procédures judiciaires sont en cours mais encore aucune amende n'a été actée. C'est ce qu'a indiqué mercredi le CEO de la société publique autonome, Johan Decuyper, en marge de la présentation du rapport annuel de l'organe chargé du contrôle aérien en Belgique.

La direction et les syndicats de Skeyes se sont remis autour de la table ce lundi dans le cadre du conflit social qui perturbe depuis plusieurs mois l'organisme en charge du contrôle aérien. Les discussions se poursuivront le 7 juin, a indiqué un porte-parole de l'entreprise.

L'aéroport de Liège s'associe à l'action entreprise par la compagnie aérienne de fret CAL et la société de manutention Lachs contre l'organisme responsable du contrôle aérien en Belgique, Skeyes. L'activité y est régulièrement perturbée ces derniers mois en raison d'un conflit social. Différentes actions ont été initiées récemment par des acteurs lésés par les conséquences de ces tensions sociales.

Brussels Airport Company, la société qui exploite l'aéroport de Zaventem, demande une astreinte de 50.000 euros par vol touché par une perturbation du service chez Skeyes, a-t-on appris mardi en marge d'une conférence de presse à Brussels Airport. Elle a en effet introduit un recours en référé contre la société chargée du contrôle aérien en Belgique afin d'obtenir la garantie que celle-ci assure ses prestations. Cela concerne tous les vols, peu importe la compagnie, tant au départ qu'à l'arrivée.

"Trop is te veel", a déclaré mardi à Silly le ministre wallon en charge des Aéroports, Jean-Luc Crucke. "Skeyes n'est plus un partenaire en terme de fiabilité", a ajouté le ministre qui a annoncé la création d'un front wallon "dur et déterminé" des aéroports et de la Sowaer (Société wallonne des aéroports) contre le gestionnaire du trafic aérien Skeyes.

Après la société Liege Cargo Handling Services (LACHS) et la compagnie aérienne Cargo Airlines (CAL), en avril, et Brussels Airlines, la semaine dernière, d'autres acteurs du secteur aérien belge se tournent vers la justice dans le cadre du conflit social qui secoue depuis plusieurs mois Skeyes, l'organisme en charge du contrôle aérien en Belgique, et avec lui tout le ciel belge.

L'association patronale bruxelloise BECI estime que les actions des aiguilleurs du ciel actifs chez Skeyes nuisent à "l'économie bruxelloise et à la fiabilité de Bruxelles en tant que capitale européenne et carrefour international", indique-t-elle dans un communiqué diffusé vendredi.