Tout sur sidérurgie

"C'est un jour noir pour l'économie belge", a déclaré le ministre wallon de l'Economie Jean-Claude Marcourt, alors qu'ArcelorMittal vient d'annoncer son intention de fermer 7 lignes à froid sur les 12 que compte le bassin sidérurgique liégeois, mettant en péril quelque 1.300 emplois. "Nous sommes confrontés à une véritable trahison de la part d'un groupe qui se dit responsable mais qui traite ses travailleurs et les gouvernements comme une quantité négligeable".

Résultats contrastés pour ArcelorMittal à Liège, où la phase à chaud a amorcé une remontée positive en ce qui concerne ses résultats, contrairement à la phase à froid qui semble péricliter.

Un plan de restructuration pourrait être mis en place dans les prochaines semaines au sein de CFR, filiale d'ArcelorMittal à Seraing. Il pourrait se solder par la perte d'une trentaine d'emplois.

Syndex confirme la rentabilité d'une sidérurgie intégrée à Liège et met en avant ses atouts. Mais le bureau français de conseil ne toutefois donne pas cher de l'avenir du froid à Liège sans la présence du chaud. ArcelorMittal, de son côté, persiste et signe.

"Le haut fourneau étant à l'arrêt depuis novembre 2008, l'impact économique sera quasiment nul pour les sous-traitants", estime Agoria. En outre, le pourcentage de reconversion devrait rester assez faible, prévient la fédération technologique.

Les quotas CO2 obtenus gratuitement par Duferco étaient revendus pour payer les compléments de chômage des travailleurs de Carsid. Problème : "Ces quotas ont perdu près de 50 % de leur valeur en quelques semaines et Duferco ne veut pas suppléer au manque à gagner", dénonce le PTB. D'où l'annonce de la fermeture définitive.

"J'ai reçu une marque d'intérêt hier soir", a confié le ministre Marcourt jeudi matin. A ses yeux, "cela prouve que l'annonce a généré de l'intérêt en Inde, en Chine, peu importe l'endroit." Selon lui, il est toutefois trop tôt pour dire si celle-ci est "sérieuse".