Tout sur sécurité sociale

Qu'est-ce que le 'revenu de base inconditionnel', cette idée-miracle rejetée massivement par les Suisses lors d'un vote dimanche ? Il s'agit d'accorder à chacun un revenu mensuel de base identique, qu'il travaille ou non, qu'il soit jeune ou vieux, qu'il soit riche ou pauvre, qu'il vive seul ou en famille. Mais tout le monde n'est pas convaincu... Analyse.

Le gouvernement devra-t-il raboter les dépenses sociales pour équilibrer son budget ? Attention alors à ne pas confondre les slogans sur le chômage avec les vraies économies. Elles sont possibles dans les pensions et les soins de santé. Mais elles ne seront pas indolores.

Le président de la N-VA Bart De Wever désire assainir les finances de l'Etat en poursuivant les économies au niveau de la sécurité sociale. Le MR du Premier ministre Charles Michel a répondu qu'une telle proposition devrait être examinée au sein du gouvernement tandis que le président du CD&V Wouter Beke ne veut pas couper davantage dans la sécu. Des pistes d'économies existent pourtant...

La crise des migrants en Europe suscite énormément de questions. Alain Mouton, journaliste au magazine néerlandophone Trends confronte les faits à certaines affirmations concernant cette crise.

"La réforme fiscale est également une réforme du financement de la sécurité sociale qui est historiquement surtout subsidiée par le travail", estime Marc De Vos, directeur d'Itinera et professeur à l'Université de Gand.

La Fédération des Entreprises de Belgique (FEB) fait un appel au nouveau gouvernement pour qu'il réduise certaines dépenses de la Sécurité Sociale. L'organisation tire la sonnette d'alarme contre l'effet grandissant du coût de vieillissement. Les dépenses sociales s'élèveront 4% dans les 15 prochaines années, jusqu'à atteindre presque un tiers du PIB.

Le résultat pour la gestion globale de la sécurité sociale redeviendra positif à partir de 2015 (2,6 millions d'euros), selon la dernière actualisation de l'estimation pluriannuelle approuvée par le Comité de gestion de la sécurité sociale. Cette perspective est cependant dépendante des politiques que décidera le prochain gouvernement fédéral et de l'impact de la réforme de l'Etat.

La lutte contre la fraude sociale a rapporté 111 millions d'euros en 2011. Ce record ne signifie pas que ce fléau progresse en Belgique, cependant.

Une politique de remboursement des médicaments optimale rapporterait 444 millions d'euros par an, chiffre l'Itinera Institute, qui plaide pour une obligation de prescriptions sur base du nom de la molécule. Il faut aussi, selon le think tank, laisser les mutuelles libres de négocier directement le prix des médicaments.

Les maladies de plus d'un mois ont augmenté de 47 % depuis 2008. La hausse est la plus forte en Wallonie, chez les ouvriers et chez les travailleurs à partir de 50 ans. Avec un coût pour la société relativement élevé.

Hausse du prix des cigarettes, de la taxe sur les transactions financières et du taux d'imposition des sicav ; mesures "one-shot" et "corrections techniques" doivent permettre à l'Etat d'augmenter ses recettes fiscales de 126 millions. La Sécu est particulièrement visée.

"Le gouvernement est cher parce que la législation est trop complexe", dénonce Frank Robben, administrateur général de la Banque-Carrefour de la Sécurité sociale, sur Canal Z. Morceaux choisis de son interview.

Le déficit public de l'Allemagne a fondu en 2011, à 1 % du PIB. Il faut surtout signaler les 15,1 milliards d'euros d'excédent dégagé par son système d'assurance sociale, un record depuis la Réunification. Une manne lorgnée par le ministre allemand des Finances.

Plus de quatre Belges sur cinq préfèrent travailler pour un employeur plutôt que de se jeter à l'eau et de créer leur propre entreprise. La même proportion croit que la Belgique survivra aux cinq prochaines années... mais un Belge sur six n'est pas aussi optimiste.