Tout sur saut d'index

Le Premier ministre Alexander De Croo exclut qu'il y ait un saut d'index à brève échéance, alors que l'organisation patronale flamande Voka a plaidé en faveur d'un tel saut d'index lundi à l'occasion de sa réception de Nouvel an. "En ce moment, il y a un besoin de stabilité", estime le Premier ministre, qui n'exclut en revanche pas une discussion à terme sur une réforme de l'indexation des salaires si une majorité y est favorable.

Le président de la fédération flamande des entreprises Voka, Wouter De Geest, a plaidé dans De Zevende Dag pour un saut d'index "socialement modulé", qui entraînerait par exemple que seuls les plus bas salaires profitent d'une indexation.

Quatre mois après leur dernière augmentation, les salaires et les allocations sociales vont à nouveau augmenter au début de l'année 2022 en raison d'une inflation toujours plus forte. Les employeurs plaident cependant pour un saut d'index.

Suite à l'inflation élevée, le saut d'index se terminera déjà fin avril. C'est un gros revers pour les comptes du gouvernement fédéral et des employeurs. Ils tablaient sur un impact du saut d'index jusque mi 2017. Mais une bonne nouvelle pour les salariés et les bénéficiaires d'allocations diverses.

Le projet de décret empêchant les propriétaires d'indexer leurs loyers pendant une année a été approuvé mardi en commission du parlement wallon, sous les protestations du MR qui s'accroche à un avis du Conseil d'État auquel le ministre Paul Furlan estime avoir répondu.

Le ministre de l'Emploi Kris Peeters a insisté mardi soir sur l'importance du dialogue social dans l'entreprise, une sortie que l'opposition a vue comme un rappel à l'ordre de l'un des partenaires de majorité, la N-VA, critique vis-à-vis des interlocuteurs sociaux, et singulièrement des syndicats.

Un tiers des patrons des PME belges ne croit pas qu'un saut d'index "soit une solution adéquate pour compenser le handicap salarial", peut-on lire lundi dans De Standaard, qui relaie une enquête menée auprès de 896 PME par le bureau d'études Wes à la demande du secrétariat social SD Worx.

Le Fonds monétaire international salue les réformes des pensions et du chômage initiées par le gouvernement Michel. Il plaide pour aller plus loin en rendant les normes salariales plus flexibles. Le FMI estime par ailleurs que l'Etat ne doit pas songer tout de suite à vendre ses participations dans des entreprises.

"En janvier, tous les travailleurs auront plus d'argent sur leur fiche de paie", a annoncé la présidente de l'Open Vld, Gwendolyn Rutten sur VTM, afin de calmer un peu la tension sociale. Cette hausse salariale est la conséquence de l'augmentation de la déduction des frais professionnels forfaitaires, une réduction d'impôts annoncée par le nouveau gouvernement.

Plusieurs patrons wallons et bruxellois de tous horizons (multinationales, PME, industrie,...) accueillent froidement le saut d'index instauré par le gouvernement Michel, rapporte Le Soir vendredi. Certains le jugent même contre-productif.

La non-indexation des salaires impactera le revenu des ménages plus douloureusement que ne l'avait annoncé le gouvernement Michel, selon l'estimation du SPF Finances. A l'inverse, l'impact positif sur les profits des entreprises est revu à la hausse.

Le ministre des Finances Johan Van Overtveldt (N-VA) estime que la Cour des comptes ne devrait pas rejeter l'entièreté du budget fédéral. "Ce n'est absolument pas à l'ordre du jour de réécrire maintenant tout le rapport", a-t-il indiqué mardi sur Radio 1.