Tout sur saut d'index

Suite à l'inflation élevée, le saut d'index se terminera déjà fin avril. C'est un gros revers pour les comptes du gouvernement fédéral et des employeurs. Ils tablaient sur un impact du saut d'index jusque mi 2017. Mais une bonne nouvelle pour les salariés et les bénéficiaires d'allocations diverses.

Le projet de décret empêchant les propriétaires d'indexer leurs loyers pendant une année a été approuvé mardi en commission du parlement wallon, sous les protestations du MR qui s'accroche à un avis du Conseil d'État auquel le ministre Paul Furlan estime avoir répondu.

Le ministre de l'Emploi Kris Peeters a insisté mardi soir sur l'importance du dialogue social dans l'entreprise, une sortie que l'opposition a vue comme un rappel à l'ordre de l'un des partenaires de majorité, la N-VA, critique vis-à-vis des interlocuteurs sociaux, et singulièrement des syndicats.

Un tiers des patrons des PME belges ne croit pas qu'un saut d'index "soit une solution adéquate pour compenser le handicap salarial", peut-on lire lundi dans De Standaard, qui relaie une enquête menée auprès de 896 PME par le bureau d'études Wes à la demande du secrétariat social SD Worx.

Le Fonds monétaire international salue les réformes des pensions et du chômage initiées par le gouvernement Michel. Il plaide pour aller plus loin en rendant les normes salariales plus flexibles. Le FMI estime par ailleurs que l'Etat ne doit pas songer tout de suite à vendre ses participations dans des entreprises.

"En janvier, tous les travailleurs auront plus d'argent sur leur fiche de paie", a annoncé la présidente de l'Open Vld, Gwendolyn Rutten sur VTM, afin de calmer un peu la tension sociale. Cette hausse salariale est la conséquence de l'augmentation de la déduction des frais professionnels forfaitaires, une réduction d'impôts annoncée par le nouveau gouvernement.

Plusieurs patrons wallons et bruxellois de tous horizons (multinationales, PME, industrie,...) accueillent froidement le saut d'index instauré par le gouvernement Michel, rapporte Le Soir vendredi. Certains le jugent même contre-productif.

La non-indexation des salaires impactera le revenu des ménages plus douloureusement que ne l'avait annoncé le gouvernement Michel, selon l'estimation du SPF Finances. A l'inverse, l'impact positif sur les profits des entreprises est revu à la hausse.

Le ministre des Finances Johan Van Overtveldt (N-VA) estime que la Cour des comptes ne devrait pas rejeter l'entièreté du budget fédéral. "Ce n'est absolument pas à l'ordre du jour de réécrire maintenant tout le rapport", a-t-il indiqué mardi sur Radio 1.

Avec l'arrivée d'un nouveau gouvernement fédéral très contesté par l'opposition, c'est la certitude d'avoir des discussions animées, non seulement sur les propos des ministres étiquetés NV-A, mais également sur les chiffres dévoilés par la coalition suédoise.

Dans son accord de gouvernement, la coalition composée de la N-VA, du MR, du CD&V et de l'Open VLD annonce "un saut d'index en 2015". Dans l'air depuis des années, la mesure est hautement polémique. Mais de quoi s'agit-il précisément?

La coalition suédoise prévoit un saut d'index unique pour augmenter la position concurrentielle des entreprises. Les allocations les plus basses et les pensions seront épargnées. La N-VA, le CD&V, le MR et l'Open Vld se sont mis d'accord sur le principe. L'opération devrait s'élever à 2,4 milliards d'euros.