Tout sur Santander

La première banque espagnole Banco Santander a annoncé vendredi lors d'une réunion avec les syndicats qu'elle comptait supprimer 4.000 postes en Espagne, a indiqué vendredi à l'AFP un représentant du syndicat Commissions ouvrières.

La vaste fraude fiscale internationale qui a éclaté il y a plusieurs années depuis l'Allemagne, baptisée "cum-ex", a eu des conséquences d'une ampleur plus importante qu'imaginé initialement, révèle jeudi un ensemble de médias engagés dans une enquête sur ces "cum-ex files". Parmi les États "lésés" par le procédé frauduleux figure la Belgique, à laquelle la fraude aurait "coûté" 201 millions d'euros. Au total, on parle de 55,2 milliards d'euros ayant échappé à 11 États, l'Allemagne bien sûr, la Belgique, mais aussi la France, l'Espagne, l'Italie, les Pays-Nas, le Danemark, l'Autriche, la Finlande, la Norvège et la Suisse.

Les Botin, dont le patriarche Emilio dirige la banque Santander, ont régularité leur situation fiscale avant la procédure d'inspection par le fisc espagnol. Ils sortent donc blanchi d'une affaire qui aura fait grand bruit de l'autre côté des Pyrénées.

Le bancassureur KBC a accompli le premier pas en vue de sa sortie du capital de sa filiale polonaise Kredyt Bank, qui fusionnera avec Bank Zachodni WBK, filiale quant à elle de la banque espagnole Santander. A terme, KBC se retirera complètement de Kredyt Bank.

Emilio Botin, président de la banque Santander et 10e personne la plus riche d'Espagne, est l'objet, avec plusieurs membres de sa famille, d'une enquête du fisc ibère sur des soupçons de fraude fiscale.

Santander, la 1ère banque d'Espagne, fonde une joint-venture avec le n° 2 chinois, CCB, afin de "développer l'activité bancaire dans les zones rurales" de l'Empire du milieu. Mise de départ : 3,5 milliards de yuans.

La banque française BNP Paribas, que l'on disait hors course pour la reprise de Zachodni, a finalement déposé une offre "attractive", voire "assez agressive" pour racheter cette banque polonaise, affirme jeudi le journal La Tribune, citant plusieurs sources proches du dossier.

Telle est l'idée du patron d'UniCredit : les 20 plus grandes institutions financières européennes créeraient leur propre fonds de sauvetage. Objectif : éviter la fameuse taxe qui ferait, à ses yeux, beaucoup plus de mal que de bien à l'économie.