Tout sur SABMiller

AB InBev déménage la direction de sa division mondiale des achats en Suisse, dans le canton de Zoug. En Belgique, le brasseur est en litige avec l'inspection des impôts concernant ces activités.

Alors que la reprise du brasseur SABMiller par AB InBev se clôture, les spéculations vont bon train concernant de nouvelles acquisitions.

La fusion entre ABInbev et SABMiller n'aura pas d'impact sur la production en Belgique. Au siège européen du brasseur situé à Louvain, 24 postes sont toutefois menacés, a rapporté vendredi le secrétaire syndical CSC Kris Vanautgaerden à l'agence Belga, sur base d'informations recueillies lors d'un conseil d'entreprise européen qui s'est tenu jeudi.

Les incertitudes relatives à la fusion entre AB Inbev et SABMiller plombent le cours de bourse des deux brasseurs. L'action AB Inbev perdait ainsi 3% jeudi matin sur Euronext Bruxelles tandis que l'action SABMiller cédait 2,8%, sa plus forte baisse en 10 mois, selon l'agence de presse Bloomberg.

La Commission européenne a accordé mardi son feu vert à la fusion entre les deux groupes brassicoles AB InBev et SABMiller. L'exécutif européen a conclu que l'opération, moyennant les premières cessions de marques et d'activités proposées par AB InBev, "n'aura pas d'incidence sur l'intensité de la concurrence sur les marchés de la bière en Europe".

Le géant brassicole AB InBev envisage une cotation à la Bourse de Johannesburg (JSE) à partir de la mi-janvier 2016, annonce-t-il lundi dans un communiqué. Il a reçu l'approbation de l'autorité de surveillance des marchés financiers de la banque centrale sud-africaine (SARB).

Un gros mois avant la fin de l'année, il est déjà possible de dire que 2015 va entrer dans les livres d'histoire en tant qu'année record en matière de reprises de grande ampleur.

Les actionnaires de référence de SABMiller font une affaire en or avec la reprise par AB InBev. Altria avait acquis le brasseur américain Miller en 1970 pour 227 millions de dollars. À présent, il fait face à une fortune de plus de 27 milliards en valeur boursière, dividendes non inclus.

Le 11 novembre 2015 n'était pas un jour férié au pays de la bière. Alors que les deux plus grandes brasseries au monde, AB InBev et SAB Miller, annonçaient un accord formel d'achat, le danois Carlsberg se voyait contraint aux restructurations et à une réduction de valeur exceptionnelle de 1,3 milliard d'euros.

Ebitda en forte hausse mais bénéfice en nette baisse : les résultats trimestriels d'AB InBev sont plutôt contrastés mais globalement bons. Et ses prévisions encourageantes boostent son cours de Bourse, qui gagnait plus de 2% dès vendredi matin.