Tout sur Ryanair

La compagnie aérienne Ryanair a averti vendredi que ses bénéfices seraient dans le bas de ses attentes pour son exercice annuel achevé fin mars, qui n'intègre que le début des perturbations liées au coronavirus et l'arrêt de presque tous ses vols.

Réductions d'effectifs, avions cloués au sol, suspension totale des vols... Les compagnies aériennes et les aéroports prennent tour à tour des mesures spéciales pour faire face à l'épidémie de coronavirus. Le point sur la situation.

Ryanair, qui a transporté plus de passagers au cours du dernier trimestre, retrouve des couleurs. Cependant, la compagnie aérienne irlandaise à bas coûts est toujours affectée par les reports de livraisons du Boeing 737 MAX, dont la flotte est clouée au sol après deux accidents. Une situation qui contraint Ryanair à réduire la voilure et revoir ses ambitions à la baisse.

Ryanair envisage de transférer à l'aéroport de Charleroi certains des employés concernés par le retrait, en avril prochain, d'un des quatre avions de Ryanair basés à Zaventem, à en croire un courrier interne de la compagnie irlandaise qu'a pu consulter l'agence Belga. Les travailleurs en question ont jusqu'à ce vendredi pour faire connaître leur choix de rester ou non au sein de l'entreprise et de signaler quelles sont leurs préférences de base. La direction annoncera, quant à elle, sa décision d'ici au 31 janvier.

De nouvelles révélations font état d'une culture d'entreprise à la dérive chez l'avionneur américain. Avec peu de respect pour le client, le régulateur et les collègues.

Ryanair s'attend à ce que la disparition du voyagiste britannique Thomas Cook lui permette d'attirer de nouveaux clients. L'entreprise irlandaise a, par ailleurs, à nouveau plaidé mardi pour des tests de résistance financiers plus robustes des compagnies aériennes afin d'éviter de nouvelles faillites soudaines.