Tout sur Ryad

Décideurs politiques et grands patrons sont attendus en nombre au "Davos du désert saoudien" qui s'ouvre mardi, donnant à Ryad l'occasion de tourner la page de la crise provoquée par le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi.

Jamal Khashoggi, un journaliste saoudien, a disparu depuis plusieurs jours. Comme il était très critique à l'égard de son gouvernement, la presse internationale estime qu'il a été assassiné et dépecé par un commando saoudien. L'Arabie saoudite dément toute implication et estime qu'elle n'est pour rien pour dans la disparition de ce journaliste, mais les services spéciaux étrangers n'en croient pas un seul mot. En attendant, l'Arabie saoudite est boycottée pour la première fois par des hommes d'affaires, nous dit Amid Faljaoui, notre chroniqueur économique.

La directrice du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde a repoussé un voyage prévu au Proche-Orient, qui comportait une étape en Arabie saoudite et sa participation à une conférence controversée depuis la disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi.

Le ministre saoudien des Finances, Mohammed al-Jadaan, a ouvert la porte mardi à une introduction en Bourse du géant pétrolier saoudien Aramco seulement en 2019, si les conditions sur les marchés ne s'y prêtent pas cette année, dans un entretien à l'AFP.

Rare contraction du Produit intérieur brut (PIB) et poursuite des déficits budgétaires: les autorités saoudiennes ont confirmé mardi les difficultés économiques du royaume, toujours très dépendant du pétrole malgré des réformes visant à diversifier ses revenus.

L'Opep et ses dix partenaires, dont la Russie, ont décidé jeudi de prolonger leurs quotas de production de pétrole jusqu'à fin 2018 pour stabiliser le redressement des prix, surmontant les tensions politiques au Moyen-Orient et les réticences de Moscou.