Tout sur RTL Group

Coups de bluff, oeillades et surenchères: la vente de l'entreprise audiovisuelle ressemble à une joute feutrée où les adversaires cachent plutôt bien leur jeu. Au-delà de l'intrigant spectacle, c'est tout le paysage médiatique francophone qui risque d'être chamboulé. Explications.

En 2006, l'émission "Bye Bye Belgium" imaginait l'éclatement de notre plat pays. Si le scénario ne s'est pas (encore) concrétisé, le titre choc est toutefois resté et se voit aujourd'hui décliné. Certes, la filiale belge du groupe RTL ne va pas disparaître du jour au lendemain, mais l'avenir de "la RTL Belgique de papa" est bel et bien menacé. Explications.

Les informations publiées ce mercredi par L'Echo selon lesquelles RTL Group envisagerait de céder ses activités belges ne sont "à ce stade que spéculations", a souligné le CEO de RTL Belgium, Philippe Delusinne, dans une communication aux collaborateurs de RTL Belgium.

RTL Group a mandaté la banque d'affaires JP Morgan pour étudier une cession de ses opérations en Belgique, rapporte mercredi L'Echo. Celles-ci comprennent trois chaînes de télévision (RTL-TVI, Club RTL, Plug RTL), trois stations de radio (Bel RTL, Contact et la numérique Mint), la plate-forme vidéo RTL Play et la régie publicitaire IP.

Le bénéfice opérationnel ajusté de RTL Belgium était en chute libre l'an dernier, à la suite de la baisse des revenus publicitaires. Il est ainsi passé à 16 millions d'euros, contre 36 millions d'euros pour 2019, selon les résultats annuels de sa maison-mère RTL Group publiés vendredi. Le chiffre d'affaires de la filiale belge, que le groupe allemand possède désormais à 100%, a reculé de 26 millions d'euros ou de 14%, pour s'établir à 159 millions (185 millions en 2019).

Voici une info qui risque de bouleverser l'équilibre médiatique français. Bertelsmann, via RTL Group, a annoncé envisager une cession du groupe M6.

Le groupe RTL, qui possédait jusqu'ici 66% de sa filiale belge, va racheter les parts des autres actionnaires présents via Audiopresse. Les spéculations sur l'avenir de RTL Belgium reprennent.

RTL Belgium affiche au premier semestre des revenus en baisse à 66 millions d'euros, contre 90 millions d'euros sur la même période l'an dernier, indique jeudi RTL group à l'occasion de la publication de ses chiffres semestriels.

Entre 2011 et 2018, RTL Belgium a fait remonter plus de 120 millions de dividendes à ses actionnaires. Pour son CEO Philippe Delusinne, pas de quoi fustiger une aide d'Etat de 30 millions destinée à le soutenir en ces temps de crise.

L'aide financière accordée par la Fédération Wallonie-Bruxelles à RTL Belgium, qui pourrait atteindre 24 millions d'euros, constitue un "hold-up", s'insurge lundi le syndicat socialiste dans un communiqué. La CGSP déplore que des fonds publics soient alloués à un média privé, filiale d'un puissant groupe basé au Luxembourg, et ce alors que la RTBF fait elle aussi face à une situation délicate.

Les revenus de RTL Belgium ont été tirés vers le bas au premier semestre en raison d'un marché publicitaire en recul de 9,7% en Belgique francophone, ressort-il mercredi de la présentation des résultats financiers de sa maison-mère RTL Group. Ils sont ainsi passés de 95 millions d'euros sur les six premiers mois de l'an dernier à 90 millions d'euros, soit une baisse de 5,3%.

Le groupe de média européen Bertelsmann a annoncé lundi la démission surprise du patron de sa principale filiale audiovisuelle, RTL Group, qui sera remplacé par le PDG de la maison-mère, l'allemand Thomas Rabe.

Avec le lancement de sa nouvelle plateforme RTL Play, la filiale belge de RTL Group renoue enfin avec une stratégie digitale. Un réveil tardif, diront certains, au vu du plan de transformation #Evolve qui vient d'acter le licenciement de 88 collaborateurs dans l'entreprise privée.

Le Belge Guillaume de Posch, un des deux coprésident de RTL Group, a décidé, "à son initiative", de "quitter ses fonctions, annonce le premier groupe audiovisuel européen dans un communiqué mercredi. L'autre coprésident, le Néerlandais Bert Habets, prendra donc seul les rênes du groupe le 1er janvier, contrôlé par le géant allemand Bertelsmann.

La société belge Appiness a racheté Spylight, une société américaine ayant des contrats à Hollywood, et conclut une joint-venture avec un important partenaire brésilien dans le but de croître rapidement à l'international. Avec la technologie de sa plateforme Spott, elle rend des programmes américains, brésiliens et portugais interactifs, ce qui est attrayant pour les annonceurs.