Tout sur Royaume-Uni

La crise grecque a exacerbé la créativité langagière. A côté du "Grexit" (exit de la Grèce de la zone euro) inventé par les économistes de Citigroup en 2012, on a vu apparaître 50 autres nuances de "Gre".

Le spécialiste allemand du discount alimentaire Aldi a annoncé lundi la création de 35.000 emplois en huit ans au Royaume-Uni, à la faveur d'une croissance de son réseau de magasins et d'un investissement de 600 millions de livres (764 millions d'euros).

Le Royaume-Uni dépassera la France et l'Allemagne et sera la première puissance économique d'Europe à l'horizon 2030, selon une étude du Centre pour la recherche économique et commerciale (CEBR) publiée jeudi par le Daily Telegraph.

Dans certains quartiers de la capitale britannique, les prix exigés par les propriétaires ont été multipliés par cinq. La demande, bien sûr, a du mal à suivre.

L'agence d'évaluation financière Fitch a confirmé la note "AAA" du Royaume-Uni, la meilleure possible, mais a abaissé sa perspective de "stable" à "négative", évaluant à un peu plus de 50% la probabilité d'une dégradation dans les deux ans.

Le gouvernement de Sa Gracieuse Majesté envisage d'émettre des obligations à échéance d'au moins 100 ans, voire des obligations perpétuelles. Objectif : profiter de taux historiquement bas.

Le Premier ministre britannique veut donner, aux actionnaires, les moyens de limiter les salaires des grands patrons. "Les racines du mal sont nettement plus profondes", rétorque David Barr, spécialiste des RH et connaisseur du secteur financier.

La Grande-Bretagne refuse de participer à la réforme des traités européens, elle craint notamment un pouvoir plus fort de l'Europe sur son secteur financier. Pour Francesco Saraceno, économiste à l'OFCE, la décision d'écarter la Grande-Bretagne permettra enfin d'avancer vers l'unité européenne. Interview.

Si le chômage des jeunes, au Royaume-Uni, a passé pour la première fois le cap symbolique du million, c'est à cause de la zone euro et de la crise de la dette, juge le gouvernement britannique. Une position anti-euro qui ne date pas d'hier... et qui commence sérieusement à agacer chez les voisins européens.

Le Royaume-Uni finance au mieux sa dette publique malgré une économie en berne. Le Premier ministre britannique voit, dans le taux de 2,25 % pour ses obligations à dix ans, la preuve du bien-fondé de sa politique de rigueur.

La Grande-Bretagne "prépare des plans" dans l'hypothèse où la crise de la dette en Europe aboutit à la disparition de l'euro, a indiqué George Osborne, ministre des Finances britannique.

Scandale au pays de Sa Gracieuse Majesté : la municipalité de Birmingham projette de délocaliser en Inde une centaine d'emplois pour faire face aux coupes budgétaires imposées par le gouvernement.