Tout sur Roularta

Comment les entreprises belges ont-elles résisté à la crise du Covid-19 ? Quelles leçons en tirent-elles pour, le cas échéant, adapter leur mode de fonctionnement ? Les réponses des patrons belges nous permettent de dessiner les grandes lignes de l'entreprise de demain.

La direction de Roularta renonce à son bonus en solidarité avec les travailleurs mis au chômage temporaire ces derniers mois en raison de la crise du coronavirus, a décidé Roularta Media Group mardi lors d'une assemblée générale extraordinaire.

Trois acteurs belges du monde des médias et un fonds d'investissement allemand se sont déclarés pour le rachat des titres de presse du groupe Nethys.

En Belgique, les groupes de presse incarnent le contre-exemple parfait d'une économie locale qui serait passée sous contrôle étranger. La grande majorité des journaux et magazines du pays sont en effet toujours aux mains de quelques familles belges - De Nolf (Roularta), Hurbain (Rossel), Le Hodey (IPM), Leysen et Baert (Mediahuis), Van Thillo (De Persgroep) - et la plupart de ces éditeurs se sont même illustrés ces dernières années en multipliant les acquisitions en Europe.

En 2018, le chiffre d'affaires publicitaire de Roularta Media Group représentait, pour la première fois, moins de la moitié de son chiffre d'affaires total. En raison de la volatilité du marché, Roularta ne fait pas de pronostic pour 2019. Le chiffre d'affaires total de Roularta a atteint 277 millions d'euros l'an dernier contre 256,8 millions en 2017, a annoncé le groupe de médias vendredi lors de la présentation de ses résultats annuels.