Tout sur Robert Vertenueil

Thierry Bodson est depuis la mi-journée officiellement le président du syndicat socialiste FGTB. Unique candidat à la succession de Robert Vertenueil, son nouveau statut a été confirmé lors du comité fédéral du syndicat, qui réunit 400 militants sur l'esplanade administrative près de la place du Congrès à Bruxelles.

L'éviction de Robert Vertenueil de la présidence de la FGTB n'a aucun lien avec une quelconque radicalisation du syndicat sous l'impulsion du PTB, ni avec la personne de Georges-Louis Bouchez, que M. Verteneuil a récemment rencontré, a assuré mardi le nouveau président Thierry Bodson. Le fait d'avoir évoqué avec le président du MR un nouveau pacte social, sans mandat, est lui bien en cause, reconnaît cependant M. Bodson.

En raison de l'interdiction de rassemblements publics décidée dans le contexte de l'épidémie de coronavirus, le 1er mai sera cette année "entièrement digital", annonce lundi la FGTB, qui invite ses militants à la rejoindre "Place de la Solidarité", un espace en ligne créé cette année pour la Fête du Travail.

Le Groupe des 10, le plus important organe de concertation sociale en Belgique, s'est réuni "virtuellement" mercredi soir pour se pencher, à la demande du gouvernement fédéral, sur un paquet d'une quinzaine de propositions de nature socio-économique, en réponse à la crise du coronavirus. Patrons et syndicats n'ont pas pu trouver d'accord sur ces propositions. La balle est de retour dans le camp de gouvernement qui devra trancher.

Robert Vertenueil, président de la FGTB, et Raoul Hedebouw, porte-parole et député du PTB, ont tous deux exprimé mercredi matin en radio leur incompréhension face à une liste de secteurs "essentiels" jugée très (trop) étendue, et leur regret que certains employeurs ne semblent pas vouloir tenir compte des consignes de distanciation sociale pour éviter les risques de contamination entre travailleurs.

Le discours du syndicat socialiste n'a pas changé d'un iota: "Il faut trouver un autre système de financement à la sécurité sociale". Mais si l'idée de plus faire participer à la répartition des richesses les revenus autres que ceux du travail n'est pas neuve, on devrait y voir plus clair au mois de novembre sur les modalités envisagées par la FGTB pour y arriver, a indiqué lundi le président Robert Vertenueil lors de la présentation du baromètre socio-économique de la FGTB.

Le déficit de la Sécurité sociale se creuse davantage que prévu cette année et devrait dépasser les trois milliards d'euros, ont prévenu jeudi les responsables des trois grands syndicats dans la presse à la veille d'une réunion du comité de gestion de la Sécu, composé paritairement de représentants des organisations d'employeurs et des syndicats.

"La politique de ce gouvernement aura été une catastrophe sociale et un échec économique. Rappelons qu'en outre une personne sur cinq est en risque de pauvreté. Ce n'est pas une fake news mais du fact-checking monsieur Michel", clame lundi dans un communiqué Robert Vertenueil, le président de la FGTB.

Le syndicat socialiste FGTB et les mutuelles Solidaris doivent adopter lundi, lors d'un colloque conjoint, une déclaration commune en vue des élections du 26 mai. Ils en appellent à la conclusion d'un nouveau pacte social et économique "pour ne laisser personne au bord du chemin". Pour Jean-Pascal Labille, à la tête de Solidaris, le nouveau pacte est l'alternative à l'autoritarisme ou le chaos qui nous guettent.

Une marge salariale à 1,1% constituerait un bon début dans les négociations sur un accord interprofessionnel (AIP) 2019-2020, mais il ne s'agit que d'un élément dans l'ensemble du dossier, ont rappelé lundi matin Marie-Hélène Ska, secrétaire générale de la CSC, et Robert Vertenueil, président de la FGTB. Syndicats et patronat se retrouvaient lundi au siège de la FEB à Bruxelles pour négocier cet AIP. "Nous venons aujourd'hui avec un état d'esprit volontariste", ont affirmé les responsables syndicaux.

La FGTB plaide pour l'instauration d'un 'social shift', qui déplacera la charge de l'impôt sur les épaules des plus solides, contrairement à ce qui a été fait avec le tax shift du gouvernement fédéral, selon le syndicat. Il demande aussi "un pouvoir d'achat retrouvé" pour la population, avec notamment le rehaussement du salaire minimum à 14 euros de l'heure et le relèvement de la pension minimum à 1.500 euros nets. Ces différentes mesures font partie du mémorandum de la FGTB en vue des élections de mai prochain, présenté mercredi.