Tout sur quartier Nord

Comme en 2020, le marché immobilier bruxellois des bureaux de 2021 a été confronté aux défis causés par la crise sanitaire. Cependant, les préoccupations écologiques des occupants ont indéniablement soutenu l'activité du secteur, selon l'expert en immobilier JLL, qui présentait mardi l'état de santé du marché des bureaux à Bruxelles. S'ajoute à cette nouvelle réalité économique, un autre constat de taille: le retour de l'inflation.

Le marché bruxellois de l'immobilier de bureau reprend un peu de vigueur après quelques mois compliqués. La prise en occupation est en hausse de 31% par rapport à 2019, pour atteindre 301.000 m2, selon les derniers chiffres du conseiller en immobilier d'entreprise JLL.

L'entreprise va vendre le bâtiment actuel, qui sera rénové puis dont la moitié de la superficie sera ensuite louée. Trois candidats ont été présélectionnés pour concevoir les futurs bureaux et le promoteur chargé de développer devrait être choisi d'ici fin 2021 ou début 2022. Le projet de création devrait s'achever entre fin 2025 et fin 2026.

La crise sanitaire a sérieusement ralenti les locations de bureaux neufs à Bruxelles ces derniers mois, la plupart des entreprises préférant postposer leurs envies de déménagement. Cette situation, couplée à l'arrivée de nouveaux projets immobiliers, à la réduction des besoins de certains locataires potentiels et à la rationalisation des surfaces de grands occupants, devrait conduire à une situation inédite.

La taille actuelle du siège de Proximus sera diminuée de moitié au moins, passant des 105.000 m² actuellement occupés dans les tours jumelles proches de la gare de Bruxelles-Nord à plus ou moins 50.000 m², écrivent L'Echo et De Tijd dans leur édition de vendredi.

La taille actuelle du siège de Proximus sera diminuée de moitié au moins, passant des 105.000 m² actuellement occupés dans les tours jumelles proches de la gare de Bruxelles-Nord à plus ou moins 50.000 m², écrivent L'Echo et De Tijd dans leur édition de vendredi.

Kris Verhellen et Johan Anrys en sont convaincus : la densification du territoire bruxellois passera par un renforcement de son attractivité. Tant pour séduire ses habitants que pour attirer une population nouvelle. Une manière également de déterminer ses ambitions.

L'année 2019 aura apporté son lot de records sur le marché immobilier de bureaux à Bruxelles, annonce mercredi le bureau de conseil en immobilier d'entreprise Jones Lang Lasalle (JLL). Le taux d'occupation des bureaux est au plus haut depuis 2007 et la disponibilité atteint un niveau historiquement bas dans le "central business district" (CBD), entre autres.

Pascal Smet, le secrétaire d'Etat bruxellois à l'Urbanisme, dévoile ses ambitions. Revaloriser l'image de Bruxelles, densifier en hauteur, améliorer la qualité architecturale des immeubles ou encore verduriser la ville. Le tout en définissant un cadre de travail clair pour les promoteurs. Un vaste programme. Reste à voir s'il s'agit de promesses en l'air ou si cette vision se concrétisera sur le terrain.

Amaury de Crombrugghe, chief investment officer chez AG Real Estate, est le nouveau président d'Up4North. Il succède au CEO de Befimmo Benoit De Blieck. Up4North rassemble depuis 2017 les principaux acteurs immobiliers du quartier Nord (AG Real Estate, Allianz, Axa, Befimmo, Belfius Insurance, Immobel, Triuva) et s'est étendu depuis peu à des occupants tels que Proximus ou Engie.

Le taux de vacance du quartier d'affaires de l'Espace Nord, à Bruxelles, pourrait avoisiner les 15 % dans les prochaines années. Les grands propriétaires d'immeubles s'en inquiètent. Ils viennent de créer une ASBL, Up 4 North, qui doit plancher sur une refonte de ce quartier monofonctionnel. Et déterminer une feuille de route pour la remettre à l'agenda politique.