Tout sur privatisation

La Grèce a débloqué le processus de privatisation du port du Pirée entamé par le précédent gouvernement, l'un des points clefs des négociations avec ses créanciers, informant les candidats d'une révision du montant des parts cédées par l'Etat qui passent de 67% à 51%, a-t-on appris jeudi de source proche de la transaction.

Ainsi donc, le gouvernement serait en passe de déposer un projet de loi qui lui autoriserait à réduire sa participation dans Proximus et bpost en deçà de 50% + une action. Si tel est bien le cas, il ne fait plus aucun doute que le gouvernement de Charles Michel envisage sérieusement de réduire la voilure dans ces deux "bijoux de famille".

L'administratrice déléguée de Proximus, Dominique Leroy, et le président du conseil d'administration, Stefaan De Clerck, n'ont pas manifesté d'enthousiasme mardi à l'égard d'une privatisation de l'opérateur téléphonique devant la commission de l'Infrastructure de la Chambre.

Le ministère chinois du Commerce s'est dit jeudi "très préoccupé" par l'arrêt de la privatisation du port du Pirée, annoncé par le nouveau gouvernement grec, alors que le conglomérat chinois Cosco était pressenti pour en racheter la majorité des parts.

Le ministère des Finances propose de vendre dans les trois ans à venir des parts dans une dizaine de ses sociétés publiques les plus stratégiques. L'Etat espère en tirer 29 milliards de dollars, selon la presse russe.