Tout sur précompte mobilier

Alors que l'investisseur particulier recule devant le risque, les financiers étrangers comblent cette lacune et empochent les bénéfices de nos champions. Nous nous faisons voler ce qui nous revient. C'est ce que dit le rédacteur en chef du Trends néerlandophone Daan Killemaes.

Les sociétés n'ont encore jamais versé autant dans les caisses de l'Etat qu'aujourd'hui. Au cours des sept dernières années, les recettes de l'impôt des sociétés ont augmenté de 70%. Ce n'est pas uniquement grâce aux bonnes performances de nos entreprises. Le taux d'imposition réel ne fait qu'augmenter. Cela ne peut plus continuer, se plaignent les employeurs. La Belgique risque de passer à côté de nombreux investissements étrangers.

Quelle que soit la perversité de la logique fiscale belge, Kris Peeters n'a pas seulement à être satisfait, il peut également se vanter d'avoir raison, estime le rédacteur en chef de Trends Daan Killemaes.

L'administration fiscale belge a vraisemblablement remboursé des sommes colossales à des fraudeurs qui ont trouvé une faille dans le système de remboursement du précompte mobilier, indique mercredi La Libre Belgique. Quelque 200 millions d'euros auraient été empochés par les fraudeurs.

Les membres du gouvernement en parlaient depuis des mois, mais le citoyen ne voyait rien venir. Et puis, patatras, c'est ce jeudi à l'aube que la coalition gouvernementale a enfin trouvé un accord sur le fameux "tax shift" - ce glissement de la fiscalité destiné à alléger le coût du travail, mais en le compensant par une hausse d'autres impôts notamment sur le patrimoine.