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En forte baisse depuis mars, en raison de la crise du Covid-19, les chiffres des importations et exportations de biens de la Belgique ont témoigné en août d'une "reprise prudente", selon des statistiques de la Banque nationale de Belgique.

Que faudrait-il pour redonner au pays un souffle nouveau ? Le livre de Rudy Aernoudt fourmille de propositions, mais au-delà de leur nombre et de leur pertinence, elles sont aussi interdépendantes. L'électrochoc que l'économiste veut faire subir au pays est en effet total, embrassant à la fois les domaines politique, financier, économique et culturel. En voici un échantillon.

Les chiffres d'Eurostat sont tombés : en 2017, la Belgique était le deuxième pays le plus taxé d'Europe. Comme l'Europe, empêtrée dans sa doctrine d'Etat providence, est traditionnellement le continent le plus taxé au monde, on peut présumer que la Belgique est aussi le deuxième pays le plus taxé au monde, après la France ultra-étatiste.

Les 1.000 sociétés les plus bénéficiaires de Belgique payent un taux d'imposition moyen de 12,6%, soit 5,8 milliards d'euros sur un résultat total de 45,9 milliards d'euros en 2017, selon la neuvième édition du TOP 50 des ristournes fiscales et du TOP 1.000 des bénéfices du service d'études du PTB, qui se base sur les chiffres de la Banque nationale.

Le taux de chômage à Bruxelles s'élevait à 15,7% en mai, contre 16,4% en mai 2017. Selon le bureau régional de l'emploi, Actiris, il faut remonter à 15 ans pour observer un niveau aussi faible. Au total, on recensait 87.912 chercheurs d'emploi le mois dernier en Région bruxelloise.

La Banque Nationale de Belgique (BNB) publie son rapport de l'économie en 2017. Il compte plus de 250 pages pleines de tableaux et met les gouvernements face à leurs responsabilités. Il y a un an, notre confrère de Knack publiait dix vérités qui dérangent tirées du dernier rapport : le gouvernement Michel l'a-t-il étudié ?