Tout sur Pierre Wunsch

La reprise économique post-Covid plus rapide et plus forte que prévu a également pour conséquence qu'"il va falloir se reconcentrer plus tôt que prévu sur les enjeux structurels" auxquels fait face la Belgique, comme le climat ou le taux d'emploi, a estimé lundi le gouverneur de la Banque nationale de Belgique (BNB), Pierre Wunsch.

Si un retour à l'équilibre budgétaire n'est pas envisageable avant plusieurs années, la Belgique ferait bien, une fois la reprise économique post-Covid réellement enclenchée, de revenir à un déficit de 3% du produit intérieur brut (PIB) "le plus rapidement possible", afin de stabiliser la dette publique, recommande la Banque nationale dans son rapport annuel 2020.

KBC a dévoilé lundi ses nouvelles prévisions économiques et elles sont plutôt prudentes. Le bancassureur s'attend à ce que l'économie belge ne retrouve qu'en 2023 son niveau d'avant-crise là où la Banque nationale de Belgique table plutôt vers la mi-2022.

Le salaire du gouverneur de la Banque nationale de Belgique (BNB) sera raboté de 10% et celui du vice-gouverneur de 5%, écrivent mercredi De Standaard et Het Nieuwsblad. Pierre Wunsch souhaite faire approuver une modération salariale plus large dans l'institution.

Alors que notre économie dépend tellement de l'étranger, un plan de relance est-il utile ? C'est la question que posait le gouverneur de la BNB. Aujourd'hui, la relance se heurte à des obstacles financiers, économiques et politiques. Explications.

S'il y a bien une idée dont il faut se départir, malgré ces milliards d'euros qui viennent au secours de l'économie, c'est que l'argent ne coûte rien. Il ne tombe pas du ciel comme la manne dans le désert. En présentant les perspectives de la Banque nationale ce lundi (une baisse de 8,7% en 2020, puis une reprise de 5,2% en 2021 et de 3,3% en 2022), Pierre Wunsch, le gouverneur de l'institution, l'a souligné : "nous sommes en train de tirer nos dernières munitions".

La crise sanitaire a causé des "dommages permanents" à l'économie belge - hausse structurelle du chômage, déficit budgétaire "insoutenable", faillites, baisse du commerce - et entraîné une perte cumulée de 47 milliards d'euros, est-il ressorti lundi de la présentation des perspectives de la Banque nationale (BNB).

C'est l'impact actuel de la crise du coronavirus sur les entreprises belges, selon les derniers chiffres de l'Economic Risk Management Group. Une étude qui sera répétée chaque semaine.