Tout sur Pierre Wunsch

Alors que notre économie dépend tellement de l'étranger, un plan de relance est-il utile ? C'est la question que posait le gouverneur de la BNB. Aujourd'hui, la relance se heurte à des obstacles financiers, économiques et politiques. Explications.

S'il y a bien une idée dont il faut se départir, malgré ces milliards d'euros qui viennent au secours de l'économie, c'est que l'argent ne coûte rien. Il ne tombe pas du ciel comme la manne dans le désert. En présentant les perspectives de la Banque nationale ce lundi (une baisse de 8,7% en 2020, puis une reprise de 5,2% en 2021 et de 3,3% en 2022), Pierre Wunsch, le gouverneur de l'institution, l'a souligné : "nous sommes en train de tirer nos dernières munitions".

La crise sanitaire a causé des "dommages permanents" à l'économie belge - hausse structurelle du chômage, déficit budgétaire "insoutenable", faillites, baisse du commerce - et entraîné une perte cumulée de 47 milliards d'euros, est-il ressorti lundi de la présentation des perspectives de la Banque nationale (BNB).

C'est l'impact actuel de la crise du coronavirus sur les entreprises belges, selon les derniers chiffres de l'Economic Risk Management Group. Une étude qui sera répétée chaque semaine.

Comme L'Echo l'indiquait mercredi dans ses colonnes, le groupe d'experts chargé de sauver les grandes entreprises belges de la crise liée au covid-19 se penche d'urgence sur le cas de Brussels Airlines. Selon LN24, une renationalisation de la compagnie aérienne figure sur la table. Contactée, l'entreprise dit en tous les cas réfuter toute rumeur selon laquelle elle se trouverait en situation de faillite.

"La crise du coronavirus sera lourde mais elle est temporaire par nature", a estimé jeudi Pierre Wunsch, le gouverneur de la Banque nationale de Belgique, en prélude au coup d'envoi de l'Economic Risk Management Group (ERMG). Ce groupe de travail fédéral a pour mission de cartographier l'ampleur des conséquences de la crise du coronavirus pour l'économie et pour le secteur financier, de détecter les risques en temps et en heure et de formuler des recommandations de mesures de soutien. La Première ministre, les vice-premiers ministres et ministres compétents ainsi que les représentants du Groupe des Dix étaient présents pour l'occasion.

Pierre Wunsch, le gouverneur de la Banque nationale de Belgique (BNB), n'y est pas allé de main morte. Dans un courrier daté du 18 février et révélé par nos confrères du Soir, il soupçonne l'assureur liégeois, Integrale, filiale du groupe Nethys, d'abus de biens sociaux, d'erreurs graves et de violation de la loi.

Le conseil d'administration de l'assureur liégeois Integrale, filiale de Nethys, a décidé de résilier la convention de départ qui a été conclue avec son CEO Diego Aquilina en octobre 2019 et de négocier avec lui une nouvelle convention de rupture, indique lundi soir l'entreprise dans un communiqué.

Le gouverneur de la Banque nationale de Belgique (BNB), Pierre Wunsch, dénonce les manquements de la compagnie d'assurance liégeoise Intégrale, filiale du groupe Nethys, et de son conseil d'administration dans un courrier que Le Soir évoque dans ses pages jeudi. Le gouverneur condamne entre autres 5,7 millions d'indemnités versés aux dirigeants de l'assureur pour contourner le décret gouvernance.

Avec de fortes créations d'emplois et une croissance de son produit intérieur brut (PIB) estimée à +1,4% en 2019, la Belgique s'en sort mieux que la zone euro (+1,2%), victime l'an dernier d'un net ralentissement avec la guerre commerciale sino-américaine. Mais cela ne dispense pas la Belgique de la nécessité de poursuivre les réformes et de résorber son déficit public, estime la Banque nationale de Belgique dans son dernier rapport annuel. Le gouverneur Pierre Wunsch appelle "à remettre les choses en l'ordre" au point de vue budgétaire.

Le gouverneur de la Banque nationale de Belgique (BNB), Pierre Wunsch, s'est livré à un plaidoyer, dans le cadre de la présentation du rapport annuel de la banque nationale, en faveur de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE), accusée, surtout en Allemagne, de pénaliser les épargnants. Le gouverneur juge que les bienfaits pour l'économie de cette politique restent largement supérieurs à ses effets négatifs.