Tout sur ouvrier

Le texte transposant l'accord arraché en juillet fait plus d'une centaine de pages. Il clarifie plusieurs zones d'ombre qui planaient sur le compromis historique fusionnant les statuts ouvrier et employé.

Le statut unique des salariés inquiète les PME, car il alourdit considérablement les charges des entreprises, en particulier celles qui emploient des ouvriers, estime jeudi l'Union des Classes Moyennes (UCM) dans un communiqué.

Le compromis sur l'harmonisation des statuts des ouvriers et des employés est "coûteux" et "comporte de nombreuses imprécisions et incertitudes", conclut la Fedustria, l'organisation des fabricants du textile, du bois et de l'ameublement, après analyse du texte. Elle souhaite que les entreprises qu'elle représente bénéficie du régime d'exception.

En 2012, le coût horaire de la main d'oeuvre s'est élevé à 37,2 euros en Belgique, ce qui classe notre pays en troisième position dans l'Union européenne, derrière la Suède (39 euros) et le Danemark (38,1 euros), et devant le Luxembourg (34,6 euros) et la France (34,2 euros), selon des estimations publiées mercredi par Eurostat.

Si aucune solution légale n'est proposée d'ici le 8 juillet concernant le statut unique ouvrier et employé, on risque le chaos, estime l'avocat Filip Tilleman, spécialiste du droit du travail. Il est l'auteur du quatorzième "Guide pratique du travail", édité par Randstad.

La Belgique est, après l'Italie, le pays d'Europe où licencier un employé coûte le plus cher. En revanche, le préavis d'un ouvrier belge est l'un des plus faibles d'Europe.

Un employeur belge sur quatre éprouve des difficultés à trouver du personnel qualifié, contre un sur trois l'an dernier. Les tensions sur le marché du travail persistent à l'échelle mondiale... même si les employeurs semblent moins s'en soucier, indique la dernière enquête de Manpower.

A l'origine de la fameuse "grille Claeys", le cabinet d'avocats Claeys & Engels dévoile une série de propositions pour relifter le droit belge du licenciement. Avec, à la clé, un nouveau système de préavis valable pour tous, ouvriers comme employés.

Le fabricant automobile suédois Saab a besoin de 17 millions d'euros pour résoudre d'importants problèmes financiers, selon les syndicats et l'organisation suédoise Kronofogden.

Après une pause due aux fêtes de fin d'année, les négociations interprofessionnelles reprennent au finish. Au coeur du débat : la norme salariale mais aussi l'harmonisation des statuts ouvrier et employé.