Tout sur Nethys

La société L'Avenir Advertising (LAA), éditeur de Proximag, a confirmé vendredi son intention de procéder à un licenciement collectif et a entamé dans la foulée la phase 1 d'un plan Renault, indique le front commun syndical Setca-CNE. Les syndicats évoquent une fermeture prévisible en raison notamment d'une "gestion hasardeuse". Au total, 51 emplois sont concernés.

Le conseil d'administration de l'intercommunale Enodia (ex-Publifin), maison-mère du groupe Nethys, a rendu vendredi "un avis conforme favorable" sur les ventes des Editions de L'Avenir (L'Avenir et le Journal des Enfants) ainsi que des périodiques Moustique et Télé Pocket au groupe de presse IPM (La Libre Belgique, La Dernière Heure/Les Sports).

Nethys a finalement choisi le groupe IPM pour reprendre l'essentiel de son pôle presse. A savoir, " L'Avenir ", " Moustique " et " Télé Pocket ". Le cas de Proximag n'est pas encore réglé.

Le conseil d'administration de Nethys propose de retenir l'offre d'IPM pour le rachat de L'Avenir, Moustique et Télépocket, a-t-il annoncé jeudi par communiqué.

Le CEO d'Orange Michaël Trabbia s'est félicité vendredi de la suspension de la vente de Voo à Providence par la justice liégeoise intervenue lundi. "Je me réjouis que les intérêts personnels de quelques-uns ne puissent plus passer devant l'intérêt général", a-t-il ainsi confié, faisant allusion aux décisions de l'ancienne direction de Nethys. Il les qualifie de "pratiques anciennes qui ne doivent plus être tolérées".

Nouveau rebondissement dans l'affaire Nethys. Un jugement cinglant du tribunal de l'entreprise de Liège a enterré ce lundi la vente controversée de Voo au fonds américain Providence.

Trois acteurs belges du monde des médias et un fonds d'investissement allemand se sont déclarés pour le rachat des titres de presse du groupe Nethys.

Pierre Wunsch, le gouverneur de la Banque nationale de Belgique (BNB), n'y est pas allé de main morte. Dans un courrier daté du 18 février et révélé par nos confrères du Soir, il soupçonne l'assureur liégeois, Integrale, filiale du groupe Nethys, d'abus de biens sociaux, d'erreurs graves et de violation de la loi.

Le conseil d'administration de l'assureur liégeois Integrale, filiale de Nethys, a décidé de résilier la convention de départ qui a été conclue avec son CEO Diego Aquilina en octobre 2019 et de négocier avec lui une nouvelle convention de rupture, indique lundi soir l'entreprise dans un communiqué.

La nouvelle direction de Nethys a mandaté le bureau de consultance EY et la banque Degroof Petercam pour vendre L'Avenir, rapporte L'Echo, vendredi. La vente devrait être annoncée dans le courant du mois de février. La coopérative montée par les travailleurs de L'Avenir devrait avoir son mot à dire.

Des huissiers de justice ont fait le tour des banques concernées ce jeudi afin de leur ordonner de geler les comptes de Stéphane Moreau, Pol Heyse et Bénédicte Bayer, anciens dirigeants du groupe liégeois Nethys, rapporte L'Echo dans son édition de vendredi. Le Soir relève par ailleurs qu'une instruction judiciaire a été ouverte.

Les coups de semonce judiciaires se succèdent pour l'ancien patron de Nethys Stéphane Moreau et ses acolytes. Au centre des débats : les indemnités colossales (plusieurs millions d'euros par personne) perçues en 2018 et 2019 par les anciens responsables de la structure publique liégeoise.