Tout sur Neckermann

Engagée dans une procédure de transfert judiciaire, Neckermann se cherchait un repreneur. C'est désormais chose faite. Il s'agit de CIM Capital qui, par le passé, avait relancé Veritas.

Deux entités ont fait une offre de reprise de Neckermann, le tour-opérateur qui a sollicité en février une protection à l'égard de ses créanciers, ont indiqué vendredi les curateurs. Les deux scénarios seront analysés dans les prochains jours et présentés au personnel dans l'optique d'une reprise rapide pour les 128 membres du personnel et les 45 agences.

L'argent promis par Wamos, le repreneur espagnol, n'ayant pas été versé, Neckermann n'a eu d'autre choix que de lancer une procédure de transfert judiciaire. Elle est protégée de la faillite pour quatre mois.

Neckermann a demandé au tribunal de l'entreprise de Nivelles de lancer une procédure de transfert judiciaire dans le cadre de la loi sur la continuité des entreprises, annonce le voyagiste vendredi dans un communiqué. Le mandataire de justice désigné aura quatre mois pour trouver un repreneur, une période pendant laquelle Neckermann bénéficiera d'une protection contre la faillite.

Le voyagiste Neckermann négocie une injection de capital avec un tiers, a indiqué son CEO Laurent Allardin jeudi. Son actionnaire espagnol Wamos Group ne pouvant plus remplir ses obligations, l'entreprise éprouve des difficultés financières et doit échafauder un plan viable en urgence pour éviter la faillite.

Le compte à rebours a commencé chez le voyagiste Neckermann, qui devra dresser un état des lieux de sa situation financière le 22 février. "De l'argent doit arriver d'ici là, sinon la faillite sera une réelle possibilité", s'inquiète la syndicaliste Els De Coster (ACLVB). "Différents scénarios seront envisagés", indique de son côté le CEO de Neckermann, Laurent Allardin.

Les avocats de la société Wamos Benelux SA, plus connue sous sa dénomination commerciale "Neckermann", ont exposé lundi, à huis-clos devant le tribunal de l'entreprise du Brabant wallon, leur requête en réorganisation judiciaire. L'idée est de donner à l'entreprise, mise à mal par la crise sanitaire mondiale qui impacte durement le secteur des voyages, de disposer d'un peu de temps pour restructurer ses dettes et tenir le choc jusqu'à l'apparition d'un vaccin contre le coronavirus et la relance des voyages. Un plan qui sera élaboré devrait être soumis au vote des créanciers le 22 décembre.

Affaibli, le voyagiste a fait une demande de procédure en réorganisation judiciaire (PRJ). Les agences sont fermées depuis ce lundi et tout le personnel a été mis au chômage temporaire.

Un voucher n'est pas l'autre, a rappelé mardi Test Achats, quelques heures après que le voyagiste Neckermann a annoncé avoir lancé une procédure de réorganisation judiciaire pour être temporairement protégé de ses créanciers. Certains bons à valoir ne sont en effet pas protégés contre une éventuelle faillite du tour opérateur, souligne dans un communiqué l'organisation de protection des consommateurs.

Le Fonds de garantie voyages s'attend à ce que le règlement intégral de la faillite de Thomas Cook coûte plus de 30 millions d'euros, a indiqué vendredi son directeur Mark De Vriendt. Un montant qui comprend les indemnités versées aux voyageurs concernés mais aussi le paiement d'hôtels à l'étranger et les frais de rapatriement. Les premiers voyages devraient être remboursés d'ici la fin novembre.

Un accord a été conclu à propos des salaires et des conditions de travail concernant les anciens travailleurs de Thomas Cook réembauchés normalement à partir de lundi dans une soixantaine d'agences Neckermann, ont confirmé samedi le repreneur, le voyagiste espagnol Wamos, et les syndicats.

L'opération de rapatriement des clients belges de Thomas Cook et Neckermann touche à sa fin, avec le retour de quelque 500 d'entre eux prévu ce week-end. La plupart des 12.000 vacanciers qui se trouvaient coincés à l'étranger devraient ainsi être de retour au pays d'ici dimanche soir, indique vendredi le Fonds de garantie voyages (GFG). Il répète une nouvelle fois qu'il aura besoin de temps pour rembourser les clients lésés.