Tout sur N-VA

Coincée entre la Grande-Bretagne et les Pays-Bas qui tous deux cherchent à attirer des étrangers hautement qualifiés, la Flandre souhaite une accélération des procédures d'admission.

Le groupe N-VA à la Chambre appelle mercredi à la mise sur pied d'une commission d'enquête parlementaire sur la Donation royale, après la publication dans la presse d'une vaste analyse journalistique sur sa gestion. Le député libéral flamand Vincent Van Quickenborne juge pareille initiative également opportune.

La ministre du Budget, Sophie Wilmès, a invité "à la prudence" lundi concernant les projections budgétaires du comité de monitoring publiées dans la presse, précisant que celles-ci n'ont pas encore été validées. "Ces hypothèses s'élaborent à politique inchangée. Autrement dit, les estimations faites pour 2024 partent du principe qu'aucune nouvelle initiative ne serait prise sous cette législature, ce qui est hautement improbable", a-t-elle ajouté, avant d'appeler à "avancer dans la formation d'un nouveau gouvernement fédéral".

Le CD&V a profité des négociations en vue de la formation d'une nouvelle majorité en Flandre pour remettre le projet de taxe kilométrique à l'ordre du jour, un projet qui figurait déjà au programme du gouvernement flamand sortant mais qui avait été enterré juste avant les élections par la N-VA, qui y voyait une augmentation de la pression fiscale.

La N-VA veut améliorer la qualité de l'air grâce à une "suppression par phases des systèmes de chauffage polluants". Les chaudières au mazout ne devraient plus être installées dans les maisons neuves, peut-on lire dans la note de base pour la formation du gouvernement flamand, a relevé De Tijd mercredi. Les négociants en carburant s'inquiètent de la hausse des coûts pour les consommateurs.

La Flandre doit créer 120.000 jobs supplémentaires dans les années à venir pour atteindre un taux d'emploi de 80%, précise la note de départ de l'informateur Bart De Wever (N-VA). Un projet très ambitieux, qui ne pourra être réalisé que si le prochain gouvernement flamand utilise ses compétences et ses leviers fiscaux de manière optimale. Il y a peu de chances, toutefois, que cela arrive.

C'était avant les élections. Le gouvernement Michel avançait fièrement son bilan de création de 230.000 emplois au cours de la législature. Son slogan "Jobs, jobs, jobs" n'a manifestement pas convaincu les électeurs, les quatre partis de la coalition fédérale sortante ayant tous perdu des plumes le 26 mai.

Les soirs d'élection, c'est presque un exercice imposé : tous les partis clament avoir gagné. Le président de la N-VA, Bart De Wever, s'est démarqué de ses congénères en admettant, très tôt et sans circonvolution, une défaite électorale.