Tout sur Monsanto

Le groupe pharmaceutique allemand Bayer va débuter l'intégration du mastodonte américain des OGM et des semences, Monsanto, après la cession formelle d'une partie de ses activités agrochimiques à BASF, a-t-il annoncé jeudi.

Le groupe allemand Bayer va supprimer la marque Monsanto dès qu'il aura racheté le géant américain des OGM et des pesticides, faisant ainsi disparaître un nom synonyme pour ses détracteurs des dérives de l'agrochimie.

Près de deux ans après l'annonce de leurs fiançailles, les noces entre le chimiste allemand Bayer et le géant des OGM et des pesticides américain Monsanto sont imminentes après le feu vert sous condition accordé mardi par les Etats-Unis.

Depuis la nomination il y a sept ans de Bris Rocher, petit-fils d'Yves Rocher, à la tête du groupe, la famille a racheté la participation de Sanofi et contrôle la quasi-totalité du capital du groupe. Bris Rocher a aussi fait évoluer la société de la vente par correspondance vers un réseau de boutiques mondial.

Le conglomérat pharmaceutique et chimique allemand Bayer se rapproche de la concrétisation de l'acquisition du géant américain des semences Monsanto après le feu vert donné par le comité des investissements étrangers aux Etats-Unis.

Le géant agrochimique Monsanto a eu, à de nombreuses reprises, recours à ce qui est considéré comme une grave faute scientifique: le ghostwriting. C'est en tout cas ce qu'il ressort d'une nouvelle fournée des "Monsanto Papers" analysée par le journal Le Monde, qui en livre jeudi les dernières révélations.

C'est l'éternel débat. Peut-on faire confiance, tel Adam Smith, au doigté de la main invisible pour ordonner le monde ? Les intérêts particuliers s'harmonisent-ils naturellement au profit de l'intérêt général ?

La fusion entre la firme allemande Bayer, celle qui a inventé l'aspirine, et l'américain Monsanto étonne. Si Bayer a bonne réputation, celle de Monsanto est exécrable. Plus que le risque financier lié à ce deal de 66 milliards de dollars, certains se demandent si le vrai risque pour Bayer serait de perdre sa réputation ?