Tout sur Mercosur

Viande de boeuf, volaille, sucre, mais aussi riz, miel et maïs doux, l'accord entre l'Union européenne et le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) comprend une libéralisation des échanges sur une série de produits agricoles, accompagnée de quotas précis pour chaque produit à l'entrée dans l'Union européenne ou dans les pays du Mercosur.

"Inacceptable" pour les agriculteurs français, l'accord entre l'UE et le Mercosur inquiète aussi au Brésil, où l'on craint l'impact sur une industrie moins compétitive que l'européenne et un recours excessif au "principe de précaution" visant les produits agricoles sud-américains.

L'accord commercial conclu vendredi soir entre l'UE et les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay), qui doit permettre d'accroître considérablement les échanges entre les deux régions, contient aussi des garanties pour contrer ses potentiels effets négatifs. Voici les principaux points du texte.

Une vingtaine de tracteurs ont rallié le rond-point Schuman, lundi matin, à l'initiative de la Fédération unie des groupements d'éleveurs et d'agriculteurs (Fugea). A deux pas de la Commission et du Conseil européen, où se tient lundi une réunion des ministres européens de l'Agriculture, le syndicat agricole, accompagné de membres de plusieurs associations, a exprimé son ras-le-bol après l'éclatement de l'affaire Veviba. Ils ont également mis en garde contre les conséquences néfastes d'"importations massives de viande" en provenance d'Amérique du Sud.

L'Organisation mondiale du commerce (OMC) s'enfonce un peu plus dans la crise : sa conférence ministérielle se termine mercredi à Buenos Aires sans accord significatif pour le commerce mondial.

Des ambitions contrariées dans les pays du Golfe, un débat qui s'enlise en Amérique du Sud... Les projets d'union monétaire, autrefois florissants, ont aujourd'hui du plomb dans l'aile, dans un contexte de défiance envers l'euro et son modèle économique.