Tout sur Max

La bataille que mènent les géants du streaming est une série palpitante. C'est Game of Thrones dans le monde de la Peak TV à l'ère de la surproduction audiovisuelle. Avec, à venir, un twist scénaristique de taille : alors que dans les épisodes précédents, Netflix, maître incontesté de la SVoD (abonnement mensuel donnant droit à l'accès illimité à un catalogue, Ndlr), semait le trouble dans les bases ennemies de la TV et du cinéma, voici venue l'heure de la revanche. C'est désormais sur le propre terrain de Netflix que la bataille se joue avec, pour adversaires, Amazon Prime, Apple TV+, Disney+, HBO Max ou Hulu. Sans compter les acteurs locaux qui veulent leur part du gâteau.

Le rapport préliminaire de la commission parlementaire américaine sur le 737 Max ne fait pas dans la dentelle tant pour le constructeur que pour la FAA, le régulateur.

Irina Lankova, pianiste et directrice artistique du Max Festival

David Calhoun, le directeur général de Boeing, a écarté mercredi un possible abandon du 737 MAX et indiqué que la production de cet avion, cloué au sol à travers le monde depuis mi-mars après deux accidents ayant fait 346 morts, allait reprendre "quelques mois" avant mi-2020.

Mépris des régulateurs, des compagnies aériennes et de leurs propres collègues: une série de messages embarrassants de salariés de Boeing dévoilés jeudi livre un portrait peu flatteur de l'avionneur et dépeint une culture interne marquée par "l'arrogance" et le souci de réduire à tout prix les coûts.

Le Congrès américain a divulgué dans la nuit de jeudi à vendredi d'anciens messages internes de salariés de Boeing dénigrant le régulateur de l'aérien américain, ce qui risque d'abîmer encore les relations avec les autorités et compliquer la remise en service du 737 MAX.

Dennis Muilenburg n'a pas survécu à la crise du 737 MAX. Il a été poussé vers la sortie à la veille de Noël. Il est remplacé par David Calhoun qui n'est pas issu du sérail aéronautique.

La décision de Boeing de suspendre la production du 737 MAX n'aura pas d'impact en Belgique pour la Sonaca. En revanche, la filiale américaine du groupe belge est fortement touchée, l'appareil du géant US étant le plus important contrat de LMI Aerospace, reconnait mardi soir son patron Bernard Delvaux dans une interview accordée à L'Echo.