Tout sur Mauricio Macri

L'Argentine, qui a conclu jeudi un nouvel accord avec le Fonds monétaire internationale (FMI), a vécu cette année deux crises monétaires, qui ont plombé la 3e économie d'Amérique latine et le peso argentin, qui a perdu plus de 50% de sa valeur.

"Ya basta (Ca suffit), on n'en peut plus de vivre dans le sacrifice permanent, le prix de la viande augmente tous les jours", dénonce Ezequiel Gonzalez. Comme beaucoup d'Argentins, il ne fait plus confiance au gouvernement, pour l'instant incapable de juguler la crise du peso.

Un accord visant à stabiliser la 3e économie d'Amérique latine a été conclu en juin avec le FMI, mais l'Argentine, agitée par une crise monétaire, a demandé un avancement des virements, une requête examinée mardi par le Fonds.

Le peso argentin s'est légèrent ressaisi vendredi à l'ouverture du marché des changes, gagnant 0,68% par rapport au dollar, après une forte dépréciation mercredi et jeudi qui lui a fait perdre 20% de sa valeur.

Près d'une centaine d'entrepreneurs belges ont fait le déplacement en Argentine, où avait lieu jusqu'à mercredi midi (heure locale) une mission économique princière. Celle-ci se poursuit désormais en Uruguay. Parmi eux, certains se posent de nombreuses questions sur la situation économique du pays de Messi et de Macri. "Nous ne sommes pas dans un état voyou", rassure Patrick Maio, entrepreneur belge qui y a développé ses affaires depuis plusieurs mois.

Le président argentin a reçu mardi matin la princesse Astrid ainsi que les vice-Premiers ministres Kris Peeters et Didier Reynders à la Casa Rosada, le siège du pouvoir exécutif à Buenos Aires. Mauricio Macri a reçu pour l'occasion un maillot et un ballon dédicacés par les Diables Rouges. Il s'est ensuite adressé à une partie de la délégation d'entreprises présentes dans le cadre de la mission économique princière pour leur vanter les mérites de son pays et les convaincre d'y investir.

Deux ans après les révélations des Panama Papers, une nouvelle fuite de données concerne cette fois-ci des pièces allant d'avril 2016, après les premiers Panama Papers, jusqu'à fin 2017.

Il y a un an, le scandale des Panama Papers éclatait, fragilisant des gouvernements, exposant des personnalités et déclanchant une série d'enquêtes à travers le monde sans oublier le coup porté à la réputation du Panama.

Les quatre pays fondateurs de la communauté économique du Mercosur - Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay - ont suspendu leur cinquième partenaire dans ce bloc, le Venezuela, pour non-respect de la charte de l'organisme, une décision rejetée par Caracas.