Tout sur Mario Draghi

Les bars, restaurants, cinémas et salles de spectacles rouvrent partiellement lundi en Italie, où le chef du gouvernement Mario Draghi doit présenter au Parlement son plan de relance financé par l'Union européenne.

Mario Draghi, chef du gouvernement italien depuis février, est confronté à son premier dossier explosif sur le terrain économique: comment sauver de la faillite le fleuron national Alitalia, alors que les négociations sur ce sujet avec Bruxelles sont dans l'impasse.

Après Janet Yellen, l'ancienne présidente de la Réserve fédérale devenue secrétaire d'Etat au Trésor dans le gouvernement de Joe Biden, voilà Mario Draghi, l'ancien président de la Banque centrale européenne, qui prend les rênes du gouvernement italien.

Mario Draghi, ex-chef de la Banque centrale européenne, devrait être chargé mercredi de former un gouvernement pour permettre à l'Italie, paralysée depuis la démission du Premier ministre Giuseppe Conte, d'affronter la crise sanitaire et de procéder aux arbitrages du colossal plan de relance financé par l'UE.

Un an après son départ de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, 73 ans, s'est replié sur Rome. Ses interventions sont aussi rares que remarquées. Il est déjà considéré comme un candidat "naturel" à la présidence de la République italienne pour 2022. Mais l'homme qui a sauvé la zone euro de l'implosion en 2012 n'est-il pas aussi l'un des mieux armés pour contribuer à la stratégie européenne de "sortie de crise" post-Covid?

La Banque centrale européenne (BCE) a acté jeudi l'arrêt en fin d'année de son programme historique de rachats nets d'actifs, lancé début 2015 pour stimuler l'économie, tandis que les taux ont été maintenus au plus bas.

Au-delà du fait que les marchés financiers sont devenus très nerveux ces dernières semaines, plus en raison d'une réappréciation de certains risques qu'en réaction à un choc majeur d'ailleurs, il faut reconnaître que les indicateurs économiques continuent de décevoir en ce moment.

La Banque centrale européenne devrait confirmer jeudi sa stratégie de durcissement monétaire progressif, même si la sérénité affichée par l'institution est mise à l'épreuve par les menaces qui s'accumulent sur la conjoncture en zone euro.

Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, a évoqué lundi "un redressement relativement vigoureux de l'inflation sous-jacente" en zone euro. L'Italien, auditionné par la commission des Affaires économiques et monétaires du Parlement européen, s'est en outre déclaré confiant dans la poursuite de la croissance des salaires dans les dix-neuf Etats qui ont adopté la monnaie unique européenne.

L'événement de la semaine dernière n'était pas la poignée de main entre Trump et le leader nord-coréen mais la décision de la banque centrale européenne de mettre fin à plusieurs années d'argent gratuit. Autrement dit, c'est la fin des taux d'intérêt proches de 0%. Les taux vont donc remonter - c'est ce que nous dit Amid Faljaoui, notre chroniqueur éco.