Tout sur Mario Draghi

La Banque centrale européenne (BCE) a acté jeudi l'arrêt en fin d'année de son programme historique de rachats nets d'actifs, lancé début 2015 pour stimuler l'économie, tandis que les taux ont été maintenus au plus bas.

Au-delà du fait que les marchés financiers sont devenus très nerveux ces dernières semaines, plus en raison d'une réappréciation de certains risques qu'en réaction à un choc majeur d'ailleurs, il faut reconnaître que les indicateurs économiques continuent de décevoir en ce moment.

La Banque centrale européenne devrait confirmer jeudi sa stratégie de durcissement monétaire progressif, même si la sérénité affichée par l'institution est mise à l'épreuve par les menaces qui s'accumulent sur la conjoncture en zone euro.

Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, a évoqué lundi "un redressement relativement vigoureux de l'inflation sous-jacente" en zone euro. L'Italien, auditionné par la commission des Affaires économiques et monétaires du Parlement européen, s'est en outre déclaré confiant dans la poursuite de la croissance des salaires dans les dix-neuf Etats qui ont adopté la monnaie unique européenne.

L'événement de la semaine dernière n'était pas la poignée de main entre Trump et le leader nord-coréen mais la décision de la banque centrale européenne de mettre fin à plusieurs années d'argent gratuit. Autrement dit, c'est la fin des taux d'intérêt proches de 0%. Les taux vont donc remonter - c'est ce que nous dit Amid Faljaoui, notre chroniqueur éco.

Le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi a indirectement dénoncé jeudi les déclarations du secrétaire américain au Trésor soutenant un dollar faible, qui font craindre le déclenchement d'une guerre monétaire au niveau mondial.