Tout sur Marc Leemans

Payer la facture de la crise via une "cotisation temporaire de solidarité". L'idée revient régulièrement sur le tapis depuis l'apparition du virus. Certains, comme le patron de la CSC Marc Leemans, y sont favorables.

La crise sanitaire a frappé le marché du travail de plein fouet. Le taux d'emploi en Belgique et en Flandre ne se redressera pas rapidement. La deuxième crise pétrolière au début des années 1980 et la crise financière de 2008 nous ont appris qu'il faut de nombreuses années avant qu'un marché du travail se remette d'aplomb.

L'accès au régime de chômage avec complément d'entreprise (RCC - l'ancienne prépension) doit être à nouveau assoupli pendant la crise du coronavirus, réclame mercredi le président de la CSC Marc Leemans à la veille de la fête du Rerum Novarum. Le syndicat chrétien préconise également un impôt sur la fortune de 1% sur les patrimoines supérieurs à un million d'euros.

L'augmentation salariale réelle de 0,8 % proposée pour 2019-2020 n'a pas l'heur de plaire aux syndicats, qui ont donc décrété une grève nationale ce 13 février. Ils vont jusqu'à réclamer la révision, voire l'abrogation, de la loi relative à la promotion de l'emploi et à la sauvegarde préventive de la compétitivité. Ce qui pourrait mettre en péril l'indexation automatique des salaires.

La grève nationale du 13 février va coûter beaucoup d'argent à l'économie et ternir l'image de la Belgique en tant que pôle d'attraction des investissements. C'est ce qu'affirme Alain Mouton, rédacteur au Trends néerlandophone.

Les partenaires sociaux, réunis au sein du Groupe des 10, lanceront en principe la semaine prochaine les négociations sur un accord interprofessionnel (AIP) 2019-2020. La question de l'augmentation des salaires, via la fixation d'une norme salariale pour ces deux années, sera au coeur des discussions.